05182024Headline:

Cissé Bacongo n’exclut pas une amnistie pour Laurent Gbagbo

Cissé Bacongo a évoqué la possibilité d’une amnistie pour Laurent Gbagbo dans le cadre de l’élection présidentielle de 2025. Cependant, il a exprimé des doutes quant à la légitimité d’une telle démarche, compte tenu des critiques exprimées par l’ancien président à l’égard du gouvernement en place.

Il n’est pas exclu que Laurent Gbagbo obtienne une amnistie grâce à la clémence du président Alassane Ouattara, a laissé entendre Ibrahim Cissé Bacongo lors de la cérémonie de lancement de la grande tournée nationale de mobilisation des femmes du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (UF-RHDP), à Abobo, le dimanche 12 mai 2024.

Cette déclaration intervient en réponse à l’ancien chef d’État ivoirien devenu opposant, investi à Abidjan par son parti, devant un millier de partisans réunis à l’hôtel Ivoire d’Abidjan, vendredi 10 mai, comme candidat à l’élection présidentielle prévue fin 2025, malgré sa radiation des listes électorales et son inéligibilité actuelle.

« Aujourd’hui, la seule chose qui peut permettre à Gbagbo d’être candidat, c’est que Ouattara ait pitié de lui pour l’amnistier », a déclaré le conseiller spécial chargé des affaires politiques du Président Ouattara, laissant entrevoir la possibilité d’une amnistie pour le président du PPA-CI dans le cadre de l’élection présidentielle de 2025.

Cependant, Bacongo a également exprimé des doutes quant à la pertinence d’une telle mesure, compte tenu des critiques exprimées par Gbagbo à l’égard du gouvernement en place. « Mais quelqu’un qui parle comme ça, est-ce qu’on peut avoir pitié de lui ? », a-t-il ajouté, soulignant les tensions politiques persistantes entre le camp de Gbagbo et le parti au pouvoir.

La question de l’amnistie pour Gbagbo est au cœur des débats politiques depuis un certain temps. Alors que certains estiment qu’il devrait bénéficier d’une amnistie pour favoriser la réconciliation nationale, d’autres critiquent fermement cette idée, mettant en évidence les différends politiques passés.

Acquitté par la justice internationale de crimes contre l’humanité lors de la sanglante crise postélectorale de 2010-2011, il avait été condamné en 2018 dans son pays à 20 ans de prison pour des faits liés à cette crise.

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