03312020Headline:

« Il n’y a aucune volonté d’éliminer Soro de la présidentielle » (Gon Coulibaly)

Le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, a assuré jeudi à Abidjan que les procédures judiciaires liées à l’affaire de la tentative de déstabilisation de la Côte d’Ivoire n’ont pas pour objectif d’ »éliminer » un candidat à la présidentielle d’octobre, en l’occurrence l’ex-président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, qu’il a soupçonné d’utiliser l’annonce de sa candidature comme « un élément de protection » contre la justice, face à la presse.

« Je peux vous assurer qu’il n’y a aucune volonté d’éliminer quel que candidat que ce soit », a dit M. Gon Coulibaly, avant d’ajouter que « ces élections sont ouvertes. Tous ceux qui veulent y participer peuvent y participer, mais doivent être tout simplement conformes à la loi et aux textes en vigueur ».

Estimant que cette affaire relève de la justice, il a invité les Ivoiriens à « juger les faits rendus publics par le procureur », non sans lancer une pique à M. Soro, le principal mis en cause dans cette affaire qui ne cesse de dénoncer un « complot orchestré par le régime d’Abidjan » afin de l’ »écarter de la course » pour la présidentielle.

« Si par contre je voulais faire de la polémique, sans vouloir en faire… On pourrait se poser la question (de savoir) si ce n’est pas parce que la personne concernée savait ce qu’elle sait, qu’elle s’est proclamée précipitamment candidate, en pensant que c’était un élément de protection », a conclu le Premier ministre.

Le 23 décembre dernier, le procureur de la République Richard Adou a annoncé un mandat d’arrêt international contre Guillaume Soro pour « tentative d’atteinte contre l’autorité de l’Etat et l’intégrité du territoire national », de même que l’arrestation d’une quinzaine de ses proches.

Une bande sonore a par ailleurs été diffusée le 26 décembre, dans laquelle M. Soro échange avec un homme à l’accent européen sur l’éventualité d’une « insurrection populaire », ainsi qu’une « puissance de feu » censée intervenir après une campagne de « communication qui va discréditer le régime » en place.

Candidat déclaré pour le scrutin du 31 octobre prochain, l’ex-président de l’Assemblée nationale, qui dit être contraint à « l’exil » en Europe depuis son retour manqué en Côte d’Ivoire, risque la prison à vie.

Connectionivoirienne.net

Comments

comments

What Next?

Recent Articles