05262024Headline:

Le porte-parole du gouvernement répond à Charles Blé Goudé

Le ministre Amadou Coulibaly, porte-parole du Gouvernement, a répondu avec fermeté aux déclarations fortes du leader du COJEP remettant en question les mesures qui entravent son engagement politique.

Les questions soulevées par Charles Blé Goudé, notamment le dégel de ses comptes bancaires, relèvent de la sphère judiciaire, a déclaré ce mercredi le porte-parole du gouvernement ivoirien, le ministre Amadou Coulibaly.

Le samedi 13 avril dernier, l’ancien détenu de la prison de Scheveningen à La Haye a exprimé son mécontentement face aux restrictions et condamnations qui le touchent, notamment le gel de ses comptes bancaires et sa radiation de la liste électorale. Blé Goudé a pointé du doigt des ‘’mesures de décrispation à géométrie variable’’, citant la libération du Général Dogbo Blé et le dégel des comptes des proches de Laurent Gbagbo.

Interrogé à l’issue du Conseil des ministres de ce 17 avril 2024, le porte-parole du gouvernement a souligné, en réponse, que ces questions relèvent de la justice.

« Les questions de gel et de dégel sont des questions de justice. Je ne sais donc pas pourquoi on ramène au gouvernement des questions de justice. Il faut que les uns et les autres acceptent définitivement de comprendre que nous sommes dans un État de droit et que le temps où on pensait que la justice est instrumentalisée, est passé. Cela est peut-être symptomatique de ce que certains pensent de la gestion d’un État. Ce temps est révolu », a répondu le ministre Amadou Coulibaly.

Et d’ajouter : « Il existe bien aujourd’hui une justice qui est indépendante. Si Monsieur Charles Blé Goudé veut que ses comptes soient dégelés, si tant est-il qu’ils sont gelés, il existe des recours. Qu’il
C’est le 3 mai 2011 que le Procureur de la République près le Tribunal de Première instance d’Abidjan-Plateau a ordonné le gel des comptes bancaires de Charles Blé Goudé interdisant toute transaction financière le concernant.

L’ex-chef de la Galaxie patriotique a également été condamné par contumace par la justice ivoirienne en 2019 à une peine de vingt ans de prison et à dix ans de privation de ses droits civiques, ce qui le disqualifie de toute compétition électorale en Côte d’Ivoire.

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