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Renforcement du branding pays : Comment Patrick Achi «vend» la Côte d’Ivoire aux USA

Enseignant-chercheur invité à l’université d’Harvard, l’ancien Premier Ministre ivoirien Patrick Achi explore depuis une nouvelle opportunité de sa riche carrière. Dans cette contribution, un observateur de la vie politique ivoirienne et proche de l’ex-Premier ministre ivoirien, explique les avantages pour la Côte d’Ivoire de cette nouvelle aventure du président du Conseil régional de La Mé.

L’ancien chef du gouvernement ivoirien a déposé ses valises outre atlantique, à Cambridge, ville de l’agglomération de Boston, dans le Massachusetts quelques semaines après son éviction du gouvernement. Patrick Achi a été coopté en qualité de chercheur invité pour animer des conférences par la plus prestigieuse université du monde : la célèbre Havard !

L’annonce a été faite par les dirigeants de cette université eux-mêmes, via le compte linkdIn de l’école, qui ne cachent pas leur fierté d’avoir au nombre des enseignants, l’ex chef de gouvernement ivoirien. La nouvelle s’était vite répandue et avait réjoui nombre de ses compatriotes, pas vraiment surpris car dans l’opinion, Patrick Achi est auréolé d’une image de technocrate averti, grand bosseur, rompu aux questions économiques et de gouvernance.

Et de mémoire, aucun politique ivoirien n’avait bénéficié de cette confiance de l’institution qu’est Havard avant lui. Ce week-end, l’ancien Premier ministre ivoirien a partagé sur ses réseaux sociaux des clichés d’un cours tout en exprimant sa fierté de contribuer à la formation de l’élite mondiale de demain et de travailler pour la Côte d’Ivoire ainsi que pour l’Afrique!

À la grande joie de ses followers qui n’ont pas manqué de lui exprimer leur fierté et leurs encouragements. Cette publication abondamment relayée et occultant la cérémonie d’ouverture du MASA qui était l’actualité du week-end, n’a pas fait que des heureux !

Une chose est sûre, aucun intellectuel ne cracherait sur une invitation d’Havard, ne serait-ce qu’une conférence à Havard.
Ainsi, on a pu lire des commentaires du genre « les étudiants des universités ivoiriennes auraient voulu bénéficier de ses cours » ou encore « en quoi enseigner à Havard, profite à la Côte d’Ivoire et à l’Afrique? » À la première critique, le concerné est le seul à même d’apporter des précisions à savoir : s’il a été approché ou non par des universités nationales. Une chose est sûre, aucun intellectuel ne cracherait sur une invitation d’Havard, ne serait-ce qu’une conférence à Havard !

Quant à la seconde récrimination, on peut l’affirmer : Oui, Patrick Achi à Havard, est au service de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique ! L’université de Havard, concentre chaque année les meilleurs étudiants issus des 4 coins du monde après une sélection rigoureuse. Ce qui lui vaut sa renommée. Havard est donc le moule où se forgent les intelligences des décideurs de demain. Ainsi n’entre pas à Havard qui veut, n’y enseigne pas non plus qui veut, mais qui peut !

Patrick Achi confirme ainsi tout le bien que les ivoiriens pensent de lui. Aussi dans le prolongement du « nation branding », « hospitalité » bien pensé par le chef de l’Etat Alassane Ouattara et bien exécuté par l’ensemble des acteurs lors de la CAN, la Côte d’Ivoire poursuit son positionnement sur la scène nationale, elle marque des points grâce à un de ses fils trié sur le volet pour dispenser des cours à Harvard.

Ainsi un ivoirien, chercheur invité à Harvard, c’est bien plus qu’un symbole ! C’est encore la preuve, s’il en faut, des rares qualités de ce collaborateur d’Alassane Ouattara. Ce dernier peut donc s’appuyer sur lui pour conforter le positionnement de la Côte d’Ivoire sur la scène internationale.

Le fils de la Mé (sa région d’origine) Patrick Achi à Harvard, pour enseigner les secrets de la réussite économique de la Côte d’Ivoire après la crise, les ressorts de sa résilience dans une économie mondiale post-Covid et qui fait les frais de la crise russo-ukrainienne, ses choix diplomatiques, ses ambitions sous-régionales et régionales, ses rapports aux puissances mondiales…

Les retombées d’une telle action profitent clairement à l’image du pays. On peut même suspecter une stratégie de smart power (l’influence par l’intelligence) savamment orchestrée par le Président de la République. Une mission bien réussie au regard des réactions des étudiants et des dirigeants de Harvard.

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