04202024Headline:

SORTIE DE PRISON, GLE DOGBO BLÉ TÉMOIGNE : « À L’ÉCOLE DE GENDARMERIE JE LAVAIS… »

Après 13 années d’incarcération, Gle Dogbo Blé Bruno, ancien chef de corps de la garde républicaine sous Laurent Gbagbo, est revenu sur les conditions de sa détention, notamment à Korhogo et à l’école de gendarmerie d’Abidjan.

Le général Dogbo Blé, et 50 autres détenus, ont bénéficié d’une grâce présidentielle prise par le président Alassane Ouattara, jeudi 22 février. Le général Dogbo Blé, au même titre que 51 autres détenusprès 13 années de détention, l’ancien commandant de la garde républicaine a regagné son domicile le vendredi 23 février 2024.

Retrouvailles avec Simone Gbagbo
Le même jour, l’ancien sécurocrate du Palais présidentiel sous le régime Laurent Gbagbo a reçu la visite de Simone Ehivet, ancienne première dame et présidente du Mouvement des générations et peuples capables (MGC). Lors de cette rencontre empreinte d’émotion, l’ex-commandant de la garde républicaine a levé un coin du voile sur les conditions de sa détention.

À Korhogo, où il avait été transféré après son arrestation, Dogbo Blé a décrit des conditions de détention épouvantables : « (…) il était incarcéré dans une minuscule pièce sans aucune ouverture en dehors de la petite porte, avec 26 autres prisonniers. Tout le monde dormait à même le sol, sur des nattes, rapporte les services de l’ex-première dame.

À l’école de gendarmerie, c’était donc mieux, mais je devais balayer, laver moi-même les toilettes et les draps
Après Korhogo, transféré à Abidjan est transféré à Abidjan, précisément à l’école de gendarmerie, où les conditions de détention étaient nettement meilleures. « À l’école de gendarmerie, c’était donc mieux, mais je devais balayer, laver moi-même les toilettes et les draps », a-t-il relaté. Il a également mentionné qu’il avait passé deux ans sans télévision ni radio. « C’est quand maman (Simone Gbagbo) est venue qu’ils m’ont donné une télévision. »

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