05262024Headline:

Suppression de la commune du Plateau : Un résident se prononce et clot le débat

Résident de la commune du Plateau, précisément de la Rue du Commerce, Gustave Konadjé, a suivi, avec un air amusé, le débat sur la suppression de cette commune initié par Dabley Jean Cyriac, présenté comme un observateur indépendant de la vie politique ivoirienne. Konadjé qui y vit depuis 45 ans et y travaille a finalement décidé de se prononcer sur le sujet, avec des arguments à l’appui.

Il y a quelques jours, nous lisions dans les colonnes de plusieurs journaux proches du parti au pouvoir l’analyse de M. Dabley Jean Cyriac, un prétendu observateur politique indépendant qui essayait de montrer que la commune du Plateau devait être intégrée au District Autonome d’Abidjan, au motif que sa population et sa superficie n’étaient pas assez grandes pour justifier son existence, et que son budget de plusieurs milliards de FCFA par an, était démesuré au regard des besoins de ses habitants.

Face à cette analyse du sieur Dabley vraisemblablement influencée par des intérêts politiques et financiers mal dissimulés, j’estime être de mon devoir en tant que résident de la commune du Plateau, d’apporter ma contribution à ce débat qui n’a même pas lieu d’être. En effet, je vis au Plateau depuis 45 ans précisément à la rue du commerce, j’y travaille et mes enfants aussi. Cette cité s’est développée, embellie et modernisée sous mes yeux. J’y ai écrit les plus belles pages de ma vie professionnelle et familiale. Le Plateau c’est toute ma vie, toute mon histoire. Il m’est donc impossible de me taire face à des velléités de dissolution de ma commune.

Je n’accepterai jamais que l’on fasse disparaitre la Mairie du Plateau parce que grâce à elle, nous les résidents, jouissons d’avantages sociaux qu’aucune autre commune dans le pays n’a encore mis en place pour ses populations. Cela est tout simplement inconcevable. Pour nous qui sommes du 3ème âge, nous bénéficions d’une prise en charge médicale totale, avec des visites de médecin à domicile, des examens médicaux et même des médicaments gratuits. Chaque semaine, nous faisons un parcours de santé dans la commune ou dans des espaces verts de la ville d’Abidjan, ce qui nous permet de nous sentir toujours en forme.

Des bourses d’études, des bons d’achats de fournitures scolaires, des ordinateurs sont remis à nos enfants élèves et étudiants de la commune. Un prix d’excellence a même été instauré pour récompenser les meilleurs d’entre eux. Le Plateau vit, le Plateau bouge, le Plateau n’est pas une commune comme les autres…

La Mairie du Plateau se soucie du bien-être et de la sécurité des populations et des usagers
Nos tout-petits ont droit chaque année à des activités ludiques comme des camps de vacances ou des concours divers dans leurs écoles, d’un marché de noël lors des fêtes de fin d’années pendant lequel ils reçoivent des cadeaux. Tout cela, sans compter les nombreuses assistances particulières de la Mairie en cas de naissance, de décès etc. La Mairie du Plateau se soucie du bien-être et de la sécurité des populations et des usagers. Elle a même réorganisé le stationnement dans la commune.

Nous pouvons aujourd’hui marcher en toute sécurité sur les trottoirs qui ont été protégés par des potelets… Le Plateau, vous savez, c’est une grande famille dans laquelle nous profitons tous, sans distinction religieuse, ethnique ou même politique, de la politique sociale prévenante, mise en œuvre depuis des décennies par cette Mairie que l’on veut aujourd’hui gommer comme un point gênant sur une carte.

Comment peut-on dire avec tout ceci que le budget de la Mairie n’a aucun impact sur la vie des populations ?
Tous ici, dans cette commune, même ceux qui critiquent toujours tout, nous profitons des bienfaits de cette Mairie qu’on veut s’accaparer par tous les moyens… Comment peut-on dire avec tout ceci que le budget de la Mairie n’a aucun impact sur la vie des populations ?

Je n’imagine pas un seul instant que ma commune le Plateau puisse être disloquée entre le District Autonome d’Abidjan et d’autres communes, car ce serait pour les 8 000 résidents que nous sommes, sans distinction d’obédience politique, une vraie catastrophe. Ce serait même un manque de respect tant pour les hommes que pour notre histoire. Je veux placer ma confiance dans le sérieux et le sens de la responsabilité de nos dirigeants qui ne peuvent se laisser distraire par l’analyse alambiquée et dénuée de fondement de M. Dabley.

Pour en revenir à cette analyse, il faut noter dans un premier temps que le libre penseur semble mal informé sur les ressources budgétaires des municipalités, affirmant que la commune du Plateau ne justifie pas son budget annuel. Je viens plus haut de montrer ce qui est fait pour les populations, mais il faut savoir en plus que l’Etat n’attribue pas de façon fantaisiste une manne financière à une commune pour son fonctionnement. Le budget d’une collectivité est examiné et approuvé chaque année par les autorités de la décentralisation, et son utilisation est contrôlée et visible dans la vie quotidienne des habitants de la commune. C’est donc de la pure mauvaise foi que de qualifier les ressources municipales de « prime à la corruption ».

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