04082020Headline:

une frange de l’opposition Condamne de façon unanime les propos de Mohamed Koné

La sortie des pro-Soro au Trocadéro n’a pas fait que des heureux surtout après les propos d’un individu qui a clairement annoncé un assaut militaire contre le régime d’Abidjan. De quoi renforcer la conviction du pouvoir sur les velléités putschistes de l’ancien chef rebelle. Après cette sortie bien médiatisée, sous les vivats des Franklin Nyamsi et de ses camarades qui ne jurent que par Guillaume Soro, c’est l’heure des condamnations par une frange de l’opposition. 

Guillaume Soro aurait bien voulu se passer de ce soutien gênant mais le mal est fait. Le  »capitaine  » Mohamed Koné, un proche de l’ancien chef de guerre a annoncé, devant smartphones et caméras, que la « bande à Guillaume Soro », renverserait le pouvoir d’Abidjan.

Les propos de Mohamed Koné, présenté comme un ancien capitaine de l’armée, tenus samedi 15 février dernier à la place du Trocadéro, en France, lors du meeting organisé par des mouvements de l’opposition politique ivoirienne ne laissent plus de doute, sur le chemin que veulent emprunter les partisans de Soro en vue d’accéder au pouvoir.

 « Très bientôt, nous chasserons le régime de Ouattara, je vous en fais la promesse. Nous chasserons Ouattara par la force des armes parce que nous avons l’expertise de la guerre », a-t-il clamé haut et fort, sous les vivats des pro-Soro.

Après l’atterrissage manqué de son avion le 23 décembre dernier à Abidjan, l’ex-chef de la rébellion et candidat à la présidentielle d’octobre prochain est l’objet d’un mandat d’arrêt international. Les autorités judiciaires ivoiriennes l’accusent de préparer « une insurrection civile et militaire » pour s’emparer du pouvoir. Accusation rejetée par le député de Ferkessédougou qui voit dans cette démarche du Procureur de la République du Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau, Adou Richard Christophe, une volonté de « l’empêcher » de se présenter à la présidentielle.

La gravité des propos de Mohamed Koné qui annoncent clairement un projet de putsch, a fait reculer EDS (Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté), mouvance pro-Gbagbo. Son vice-président chargé des relations avec les partis politiques et les institutions, Eric KAHE Pklohourou affirme n’être mêlé ni de près ni de loin au rassemblement de Trocadéro. Mieux ce groupement de partis politiques soutient n’avoir pas envoyé de représentant à ce meeting.

« La plate-forme politique Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS) attachée à la paix et à la réconciliation, tient à informer tous les militants et sympathisants des partis politiques (AIRD, FPI, UNG, R2P, RPA-CI, NPR, etc.. ) et organisations qui la composent, ainsi que l’ensemble de la communauté nationale et internationale, qu’elle n’est nullement concernée ni de près ni de loin, par la récente activité politique qui a eu lieu ce week-end du samedi 15 février 2020, à la place du Trocadéro, à Paris. Elle (EDS) n’a pas été associée à l’organisation de cette manifestation et n’y a donc délégué aucun responsable politique, ni appelé ses militants à y participer.Au demeurant, aucune prise de parole en son nom n’y a été observée, ni même programmée», désengage-t-il EDS.

Et pourtant des banderoles à l’effigie de ce mouvement proche de l’ancien président, Laurent Gbagbo qui a été acquitté par la CPI étaient visibles au rassemblement de Trocadéro.

Embouchant la même trompette, CDRP, GPS et LIDER ont à leur tour démenti être associés à un quelconque appel à la révolte armée. Ces partis politiques soutiennent que le but du meeting du samedi, était « la mise en place d’une CEI équitable pour des élections libres transparentes et ouvertes à tous, le respect des règles démocratiques, la réconciliation et le respect de la Constitution ».

Dans un document signé de Jean-paul Baddy, le Coordonnateur CDRP-France, par ailleurs délégué général PDCI-RDA Paris Val d’Oise dont 7info.ci a eu copie, ils affirment tous ne pas se reconnaître dans les propos du « capitaine » Mohamed Koné. « Le comité d’organisation de cet événement majeur au cœur de Paris, la CDRP, le GPS, LIDER et la société civile affirment très clairement et catégoriquement qu’ils ne se reconnaissent pas dans ces propos. Et qu’ils déclinent toute paternité des paroles de cet individu qui, profitant d’une baisse de vigilance de la sécurité a tenté de discréditer cette manifestation » défend-il.

En revanche, CDRP, GPS, et LIDER invitent leurs militants et partisans à « rester mobilisés et à l’écoute des mots d’ordre à venir ».

Depuis Abidjan, le candidat déclaré à la présidentielle, Hamed Koffi Zarour, a dénoncé « des propos graves » et «  anti-démocratiques ». Pour lui, seul le dialogue entre filles et fils de la Côte d’Ivoire peut sauver la Côte d’Ivoire d’une autre crise aux conséquences dramatiques. Il a donc décidé de solliciter des audiences auprès des différents acteurs de la scène politique ivoirienne.

« Nous solliciterons auprès du Président de la République Son Excellence Alassane Ouattara une audience. Nous entreprendrons la même démarche auprès du Président Henri Konan Bédié, du Pdci-Rda ainsi que l’ex-Première dame Mme Simone Ehivet Gbagbo et M. Pascal Affi N Guessan du FPI. Nous irons à la rencontre de M. Mamadou Koulibaly de Lider , de M. Georges Armand Ouégnin de EDS, de M. Adama Bictogo du Rhdp et bien d’autres leaders politiques. Il est temps d’agir pour préserver la mère-patrie de tout mauvais coup, préjudiciable à tous », prévient-il.

7info.ci

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