05232017Headline:

Découvrez Le gouvernement « très chrétien » du president Donald Trump.

Découvrez les hommes à la foi chrétienne chevillée au corps qui composeront le cabinet du nouveau président des États-Unis d’Amérique

Donald Trump a remporté lundi 19 décembre une large majorité des suffrages du collège des grands électeurs américains (306 voix contre 232 en faveur d’Hillary Clinton). Il transforme ainsi, sans surprise, l’essai du 9 novembre dernier et sera officiellement investi Président des États-Unis le 20 janvier prochain à Washington.

Si Donald Trump n’avait pas fait jusqu’ici la brillante démonstration de ses vertus chrétiennes ni de son adhésion aux valeurs évangéliques, les inquiétudes de nombreux américains de confession chrétienne se sont dissipées à mesure que « The Donald » a dévoilé les membres de son futur gouvernement. Il faut dire que son attitude vantarde et colérique durant les primaires, ses antécédents intimes et affectifs étalés partout, l’histoire rocambolesque de sa fortune ou sa vie tumultueuse de show-man n’avaient pas été d’un grand renfort. A contrario, le « President elect » s’est entouré d’hommes d’affaires, de politiciens chevronnés et de militaires dont la foi chrétienne détermine la vision du monde et devrait largement inspirer la mise en œuvre de son projet politique. Pour le meilleur ou pour le pire ?

 

Voici la liste des personnalités de confession chrétienne qui composeront la garde rapprochée du 45e Président des États-Unis d’Amérique :

Mike Pence, le Vice-président, numéro 2 du pouvoir exécutif américain

Homme de confiance de Donald Trump, Mike Pence est un chrétien croyant et pratiquant. Né dans une famille irlandaise catholique à Colombus, dans l’Indiana, ancien élève de l’école paroissiale et enfant de chœur dans sa jeunesse, il se convertit au protestantisme évangélique au lycée. La gauche américaine le déteste depuis que, gouverneur de son État natal, il a fait adopter des restrictions à l’accès à l’avortement et une clause de consciences pour les officiers municipaux ne souhaitant pas célébrer de mariages gays. Les chrétiens qui n’y sont pas favorables ne pourront plus être menacés de prison ni accusés de nier les « droits de l’homme ». « I’m a Christian, a conservative and a Republican, in that order » : Je suis chrétien, conservateur et républicain, dans cet ordre, affirmait-il en octobre dernier.

Mike Pence, le Vice-président, numéro 2 du pouvoir exécutif américain © Wikimedia
Mike Pence, le Vice-président, numéro 2 du pouvoir exécutif américain © Wikimedia

Steve Bannon, conseiller spécial du Président, l’éminence grise

Le principal stratège de la campagne électorale de Donald Trump est désormais son conseiller politique principal à la Maison Blanche. Steve Bannon, catholique pratiquant, croit fermement que les États-Unis ont une responsabilité dans la défense de la civilisation occidentale. Étant entendu que la civilisation occidentale s’appuie sur l’héritage judéo-chrétien qui lui a offert la primauté du droit et l’égalité devant la loi, le concept de droits de l’homme et les limites au pouvoir du gouvernement. Bannon considère que les démocrates ont bafoué ces règles civilisationnelles essentielles en tentant de dépouiller la sphère publique et politique de toute influence chrétienne.

Steve Bannon avait donné une conférence au Vatican en 2014 via Skype, décrivant devant un public de responsables du Saint-Siège la « crise, tant du capitalisme que des fondements de l’Occident judéo-chrétien que nous traversons » appelant à un sursaut « dans nos croyances ».

Steve Bannon, conseiller spécial du Président, l'éminence grise © Don Irvine
Steve Bannon, conseiller spécial du Président, l’éminence grise © Don Irvine

Reince Priebus, White House Chief of staff, numéro 1 de l’administration présidentielle

Directeur de cabinet du Président et premier fonctionnaire de la Maison Blanche. Ancien chef du Parti républicain, il est grec-orthodoxe pratiquant. Il anime toujours un cercle d’étude biblique et un groupe de prière pour les jeunes couples mariés.

Reince Priebus, White House Chief of staff, numéro 1 de l'administration présidentielle © Gage Skidmore
Reince Priebus, White House Chief of staff, numéro 1 de l’administration présidentielle © Gage Skidmore

Jeff Sessions, Procureur général, 5e homme du gouvernement

United States Attorney General, Jeff Sessions est le ministre de la Justice de Donald Trump. Historiquement le seul membre du cabinet à ne pas porter le nom de Secretary. L’homme de loi, d’origine anglaise, est protestant méthodiste et très actif dans sa paroisse où il donne des cours d’éducation religieuse chaque dimanche. Tel les Castors Juniors Riri, Fifi et Loulou, célèbres neuveux de Balthasar Picsou, Jeff Sessions est Eagle Scout, le rang le plus haut qui soit chez les Boy Scouts américains.

Jeff Sessions, Procureur général, 5e homme du gouvernement © Gage Skidmore
Jeff Sessions, Procureur général, 5e homme du gouvernement © Gage Skidmore

Mike Pompeo, le directeur de la CIA, les grandes oreilles de Trump

Le profil qui contraste le plus avec les fonctionnaires sortants de l’administration Obama. Plusieurs universitaires et observateurs politiques américains soutiennent que le prédécesseur et ancien patron du principal service d’espionnage américain d’Obama, John Brennan, se serait converti à l’islam pendant son service en Arabie Saoudite dans les années 90. Nombre d’experts ont dénoncé ces dernières années la naïveté d’un personnage clef du dispositif antiterroriste de l’administration sortante, pointant tour à tour la perméabilité de son entourage aux idées des Frères musulmans, son soutien aux rebelles syriens ou son bellicisme forcené, visant à engager l’armée US en Syrie. Le nouveau directeur de la CIA, Mike Pompeo, est pour sa part un protestant presbytérien, qui enseigne à l’école du dimanche de sa paroisse du Kansas (lui aussi !), il est membre du conseil diaconal de son égli

Mike Pompeo, le directeur de la CIA, les grandes oreilles de Trump © Gage Skidmore
Mike Pompeo, le directeur de la CIA, les grandes oreilles de Trump © Gage Skidmore

Nikki Haley, ambassadrice auprès de l’Organisation des Nations unies, la bonne-parole de Trump

Gouverneure d’origine indienne de la Caroline du Sud, Sikh convertie au christianisme, son site internet annonce la couleur : « Ma foi au Christ a un impact profond sur ma vie quotidienne et je me tourne vers Lui pour obtenir les conseils nécessaires à chaque décision que je dois prendre ».

Nikki Haley, ambassadrice auprès de l’Organisation des Nations unies, la bonne-parole de Trump © Gage Skidmore
Nikki Haley, ambassadrice auprès de l’Organisation des Nations unies, la bonne-parole de Trump © Gage Skidmore

Tom Price, ministre de la santé, numéro 10 de l’exécutif

Secretary of Health and Human Services, Tom Price est un protestant évangélique, réputé gros bosseur, fervent partisan au Congrès d’une politique chrétienne en matière d’avortement et de mariage homosexuel.

Tom Price, ministre de la santé, numéro 10 de l'exécutif © Gage Skidmore
Tom Price, ministre de la santé, numéro 10 de l’exécutif © Gage Skidmore

Le Docteur Ben Carson, ministre du logement, l’expert ès pauvreté

Le futur Secretary of Housing and Urban Development, chrétien protestant évangélique fervent, a grandi dans la ville économiquement sinistrée de Detroit (ancienne capitale d’une industrie automobile en lambeaux). Il est aujourd’hui l’un des neurochirurgiens les plus célèbres du monde. Carson place sa foi au centre de sa vie et lui prête sa capacité à s’élever au-dessus des circonstances douloureuses qu’il a traversées au long de son existence. Il sera en charge de la réduction de la pauvreté, particulièrement de la communauté noire-américaine et, par dessus tout, de redonner une vie économique et culturelle aux villes sinistrées américaines.

Le Docteur Ben Carson, ministre du logement, l'expert ès pauvreté © Gage Skidmore
Le Docteur Ben Carson, ministre du logement, l’expert ès pauvreté © Gage Skidmore

Le général Michael Flynn, conseiller en sécurité nationale, le bras armé

Spécialiste du renseignement militaire, impétueux, viré par l’administration démocrate pour avoir dénoncé les lacunes de l’appareil sécuritaire américain face au terrorisme islamiste. D’ordinaire critique envers Moscou, il a rencontré Vladimir Poutine et déclaré vouloir travailler avec les Russes pour gagner la guerre contre le terrorisme. Il est catholique pratiquant.

Le général Michael Flynn, conseiller en sécurité nationale, le bras armé © Erin A. Kirk-Cuomo
Le général Michael Flynn, conseiller en sécurité nationale, le bras armé © Erin A. Kirk-Cuomo

Betsy DeVos, ministre de l’éducation, l’atout social de Trump

La Secretary of Education Betsy DeVos, protestante calviniste, bénéficiera d’un pouvoir étendu pour remanier le système d’enseignement public américain. Sa foi chrétienne est au cœur de sa compréhension de l’identité nationale américaine. Elle soutient tout d’abord Marco Rubio, candidat catholique malheureux à la primaire républicaine avant de rejoindre le clan Trump. Soulevant régulièrement la question du monopole sur l’éducation des enfants américains des écoles gouvernementales (« les écoles publiques » en France), Betsy DeVos défend aussi l’idée d’un crédit d’impôt offert aux familles pauvres, en particulier aux minorités ethniques dans les centres-villes, où les écoles publiques sont délabrées, en sous-performance et fournissent de mauvaises conditions d’éducation, afin que les parents pauvres puissent envoyer leurs enfants dans de meilleures écoles en dehors de leur quartier.

Betsy DeVos, ministre de l'éducation, l'atout social de Trump © Keith A. Almli
Betsy DeVos, ministre de l’éducation, l’atout social de Trump © Keith A. Almli

Mary Anne MacLeod Trump (1912-2000), la maman

Protestante évangélique très pieuse, elle a puissamment façonné la jeunesse du Président comme sa vision du monde. Misérable immigrante débarquée de son Écosse natale avec 50 dollars en poche en 1930, Mary Trump accomplit les tâches ménagères les plus rudes pendant plusieurs années avant d’épouser Frederick Christ Trump, le futur père du futur Président. Épouse dévouée et mère attentive, elle ne fera presque pas parler d’elle, se dévouant à ses œuvres de charité essaimées dans le Queens, banlieue défavorisée de New York, où les Trump bâtirent leur fortune en construisant des logements sociaux. Sa vie fut douloureusement marquée par le décès du frère aîné de Donald, Fred Jr, emporté par l’alcoolisme en 1981 à 42 ans (le Président élu n’a plus bu une goutte depuis). Se souvenant peut-être des attentions discrètes de sa mère, Donald Trump, impressionné par le soutien appuyé des principaux leaders religieux américains pendant et après la campagne, en dépit de son mode de vie bien peu catholique, leur adresse aujourd’hui des signes positifs.

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