09202017Headline:

Dieu interdit-il vraiment les statues et les images à l’Eglise ? Réponses de la Bible(ancient testament)

Dieu interdit-il vraiment les statues et images ? La Bible refuse énergiquement le culte d’adoration des faux dieux ou idoles certes, mais elle n’a jamais refusé les images et les statues comme signes ou symboles religieux. Nous entrons donc dans l’intelligence de ce thème avec la Bible à la main. Que l’Esprit Saint nous éclaire et nous aide à pénétrer les mystères du Dieu Amour ! (Par le Père Benoît Kouassi)

Il existe dans la Bible des textes interdisant les représentations. Nous mentionnons ici les textes les plus significatifs.

Des textes interdisant les représentations et leur sens véritable

Les trois péricopes qui, à notre avis sont plus expressifs sont au nombre de trois : Exode 20,4-5, Deutéronome 5,8-9a et Lévitique 19,4.

« Tu ne te feras pas d’idole ni rien qui ait la forme de ce qui se trouve au ciel là-haut, sur terre ici–bas ou dans les eaux sous la terre. Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux et tu ne les serviras pas, car c’est moi le Seigneur ton Dieu, un Dieu jaloux… » (Exode 20,4-5)

« Tu n’auras pas d’autres dieux face à moi. Tu ne te feras pas d’idole rien qui ait la forme de ce qui se trouve au ciel là-haut sur terre ici bas ou dans les eaux sous la terre. Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux et tu ne les serviras pas car c’est moi le Seigneur ton Dieu, un Dieu jaloux … » (Deutéronome 5,8-9a)

« Ne vous tournez pas vers les faux dieux, ne vous fabriquez pas des dieux en forme de statue. C’est moi le Seigneur, votre Dieu. » (Lévitique 19,4).

Comment comprendre l’interdiction de faire des représentations ou images ?

Au treizième siècle avant Jésus-Christ, au temps de Moïse, Dieu commence à former le peuple élu ; le peuple d’Israël. Les Israélites étaient à cette époque des gens très primitifs que Dieu cherchait à faire sortir du polythéisme pour les conduire vers le monothéisme. Yahvé le faisait de façon méthodique. Il ne brusquait pas les choses.

En effet, ces peuples anciens avaient plusieurs dieux qu’ils adoraient. Ils les représentaient par des images ; des « baals » qui avaient la forme d’un taureau, d’un lion ou d’autres animaux comme le faisaient les Egyptiens. Les gens de cette époque pensaient que ces images possédaient un pouvoir magique ou une force miraculeuse. Ce qui n’était pas exact.

Au fond, les images étaient des représentations des pouvoirs ou des vices de l’homme lui-même. Nous voulons pour preuve le veau d’or (Ex 32,1-35). En vérité, l’image du veau d’or était l’expression de la force brute de la nature. Elle représentait aussi l’incarnation du pouvoir sexuel désordonné et vicieux.

La pédagogie de Dieu

Et l’or du veau, représentait le pouvoir du riche qui exploite et écrase l’homme d’humble condition. En somme l’homme, avec ses vices représentés dans « le veau d’or», veut être un dieu. Il refuse de céder la place à l’Unique et Véritable Dieu.

Dieu qui sonde les cœurs et les reins, lui qui connaît les pensées secrètes de l’homme, appelle le peuple hébreu à avancer sur la voie du monothéisme, en se débarrassant des idoles : d’où l’interdiction: «Tu n’auras pas d’autres Dieu que moi. Tu ne feras pas de statues à l’image des choses qui sont là-haut dans le ciel ou en bas sur terre…».

« FAITES DES IMAGES DE VOS TUMEURS ET DES IMAGES DE VOS RATS, QUI RAVAGENT LE PAYS, ET RENDEZ GLOIRE AU DIEU D’ISRAËL. PEUT-ÊTRE SA MAIN SE FERA-T-ELLE PLUS LÉGÈRE SUR VOUS, VOS DIEUX ET VOTRE PAYS» (1 SAM 6,5.11)

Moïse, inspiré par Yahvé-Dieu, donna cette loi à son peuple car malgré les œuvres de l’unique Dieu-libérateur, les Israélites, attirés par les pratiques des peuples païens voisins, voulaient parfois retourner au polythéisme et à l’adoration des faux dieux.
En définitive Yahvé éduque son peuple à s’attacher au Dieu Unique. Il veut lui éviter l’idolâtrie. C’est cela la pédagogie de Dieu.

Le contexte d’idolâtrie ou la lutte contre les faux dieux

Dieu, en interdisant à son peuple de faire des représentations, veut lui éviter le risque d’être idolâtre. Qu’est-ce alors l’idolâtrie? Le Ps 106,19-21 donne le sens de l’idolâtrie. Nous lisons: « Ils fabriquent un veau en Horeb, se prosternèrent devant une fonte, ils échangèrent leur gloire pour l’image de bœuf mangeur d’herbe. Ils oubliaient Dieu qui les sauvait, l’auteur des grandes choses en Egypte. »

Ce psaume nous montre qu’il y a deux aspects dans l’idolâtrie: Servir un autre dieu (avec un petit « d »), oublier son Dieu (avec un grand « D »); échanger sa gloire contre l’image d’un autre dieu. En clair, pratiquer l’idolâtrie, c’est d’abord se détourner de Yahvé-Dieu et ensuite s’attacher à un autre dieu autre que Yahvé ou à des divinités étrangères.
Maintenant que nous savons ce que c’est que l’idolâtrie, voyons le contexte de l’interdiction de Yahvé en Ex 20,4-5 et Dt 5,7-9a.

Les ascendants directs d’Abraham adoraient outre Yahvé, des dieux étrangers (Cf. Jos 24). Laban avait des statuettes (Gn 31,30.32-35). Les Israélites ont cru à l’existence réelle des dieux des autres peuples (1 Sam 26,19) et ils se sont laissé entraîner à vénérer des dieux cananéens, puis plus tard, des divinités assyriennes et babyloniennes (1R 14,22). Sous Jéroboam les Israélites pensent adorer Yahvé en se servant d’idoles (1R 12,28-33). Ils finiront par abandonner Dieu en se fabriquant des idoles (Ez 16,17 ; 23,14).

Baals et autres divinités

De telles pratiques, le Dieu-sauveur qui a libéré son peuple de l’esclavage, l’Unique Seigneur et seul vrai Dieu, en dehors de qui, il n’y en a pas d’autres, (Dt 4,35) ne peut les tolérer. C’est pourquoi, il donne dans le décalogue, c’est-à-dire les dix commandements, cette loi : « Tu ne te feras pas d’idole ni rien qui ait la forme de ce qui se trouve au ciel là haut, sur terre ici bas ou dans les eaux sous la terre. Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux et tu ne les serviras pas, car c’est moi le Seigneur ton Dieu… » (Ex 20,4-5).

Comme l’auteur du livre de la Sagesse, Yahvé sait que ces images fabriquées, ces sculptures, ces statues et représentations faites soit en mémoire des défunts, soit en l’honneur des souverains deviennent, avec le temps, l’objet d’un culte et conduisent directement à l’idolâtrie (Sg14, 15-21). Il ne faut donc pas en faire.

Plus tard, les prophètes insulteront et ridiculiseront les baals et autres divinités vers lesquelles les Israélites se tournent (1R 18,26) ainsi que les idoles qu’ils vénèrent (Jr 2,5.11; 5,7). Car ils ne sont que « des blocs de bois coupés dans la forêt »(Is 2,21; Jr10, 2; He 2,18) ou de pierre ne pouvant ni parler ni voir ni entendre.

Cependant, en d’autres endroits, Dieu permet les représentations comme signes et symboles religieux.

Dieu permet les représentations, les images et les sculptures

Nous nous appuyons sur deux exemples connus de tous : l’arche et les chérubins d’une part et le serpent d’Airain, d’autre part. Bien d’autres textes peu connus viendront en appoint.

« Ils feront donc une arche en bois d’acacia, longue de deux coudées et demie…Tu feras deux chérubins en or… Les chérubins auront des ailes déployées vers le haut » (Ex 25,10-22).

Commentaire

Exode 25,10-22 est le premier texte qui autorise les représentations. Dieu demande à Moïse de faire l’arche et les chérubins. Il décrit lui-même leur architecture : « l’arche sera en bois d’acacia et les chérubins en or ». Sans aucun doute, le chérubin a une forme « de ce qui est sur la terre ou dans le ciel » de même que l’Arche. Cependant, Dieu demande que l’on les représente.

Le même ordre est donné en Dt 10,1 : « Fais-toi une arche de bois. » Au verset 3, Moïse obéit : « Je fis une arche en acacia. » N’est-ce pas Moïse qui avait donné la loi : « Tu ne te feras pas d’idole, ni rien qui ait la forme de ce qui se trouve au ciel là-haut, sur terre ici-bas ou dans les eaux sous terre » au peuple ? N’est-ce pas le même Moïse qui avait fait l’arche en bois d’acacia ? Ou bien l’arche en bois d’acacia n’a pas la forme de « ce qui se trouve au ciel, sur terre ou dans les eaux »?

Nous abordons le second texte avec la même méthodologie : mentions de l’extrait suivi d’un bref commentaire.

« Moïse intercéda pour le peuple et le Seigneur lui dit : »Fais faire un serpent brûlant et fixe-le à une hampe : quiconque aura été mordu et le regardera aura la vie sauve ». Moïse fit un serpent d’airain et le fixa à une hampe et lorsqu’un serpent mordait un homme, celui-ci regardait le serpent d’airain et avait la vie sauve» (Nb 21, 8-9).

Commentaire

Dans ce texte encore, c’est Dieu lui-même qui ordonne à Moïse de façonner un serpent d’airain. Ici aussi, Dieu permet et recommande une représentation d’image sculptée. Quel sens donner à cette représentation ? Pour le savoir, lisons le livre de la Sagesse : « Et même lorsque s’abattit sur eux la fureur terrible de bêtes féroces, (…) ils avaient un signe de salut pour leur rappeler le commandement de ta loi, car celui qui se tournait vers lui était sauvé, non par ce qu’il avait sous les yeux, mais par toi le sauveur de tous » (Sg 16,5-7). La représentation du serpent d’airain n’était qu’un signe de Dieu qui est, Lui, le seul sauveur. Nous y reviendrons.

« Faites des images de vos tumeurs et des images de vos rats, qui ravagent le pays, et rendez gloire au Dieu d’Israël. Peut-être sa main se fera-t-elle plus légère sur vous, vos dieux et votre pays» (1 Sam 6,5.11).

Commentaire

Il paraît ridicule quand nous faisons mention de ce texte. Au-delà de cette impression, 1 Sam 6,5.11 nous enseigne, que Dieu, par ses prêtres, ordonne aux Philistins de faire une représentation d’image de rats et de tumeurs. Une image est une image. Elle a une forme. C’est cela qui nous intéresse.

Les sculptures ou images dans le temple de Jérusalem

« Porte tes pas vers les ruines sans fin : dans le sanctuaire, l’ennemi a tout saccagé, […] ils ont brisé toutes les sculptures ». (Ps 74, 3-6)

Commentaire

L’intérêt de ce texte réside clairement dans le fait qu’il a existé des sculptures dans le temple de Jérusalem avant sa destruction. Nos ancêtres dans la foi ont donc fait des représentations d’images.

Pourquoi et comment Dieu permet-il des représentations ou images ?

Les interdictions des représentations existent bel et bien dans les saintes écritures. De même, les traces des images permises sont aussi nombreuses. Dès lors, la question est : Pourquoi et comment Dieu permet-il des représentations ou images ?

Les représentations interdites : cas du veau d’or (Ex 32).

Le chapitre 32 du livre de l’Exode nous parle d’un veau d’or qui a été fabriqué par Aaron à la demande du peuple : « Fais nous un dieu qui aille au devant de nous » (Ex 32,1b). Après la confection du veau d’or, ils dirent : « Voici ton Dieu, Israël, celui qui t’a fait monter d’Egypte ! » (Ex 32,4b)

L’intention du peuple est claire : donner la place de Yahvé à un autre dieu à qui l’on attribue les bienfaits de Celui-ci. (Cf. Ex 32, 1 ; 1R 12, 28.32 ; 2R 10, 29 ; 2R 17,16). Ce faisant, le peuple détournait la gloire de Yahvé sur une image faite de mains d’homme. Pire, en offrant des sacrifices à ce veau, en se prosternant devant lui, le peuple tombait dans l’idolâtrie. C’était pour Yahvé une perversion (Cf. Ex 32,8) d’où son rejet.

Cette brève analyse de Ex 32 révèle que le critère qui a conduit au rejet du veau d’or est la rivalité avec Yahvé. Le fait de vouloir donner ce qui revient en propre à Yahvé à une sculpture comme l’atteste le Ps 106,19-20: « Ils fabriquent un veau en Horeb, se prosternèrent devant une fonte, ils échangèrent leur gloire pour l’image de bœuf mangeur d’herbe. Ils oubliaient Dieu qui les sauvait, l’auteur des grandes choses en Egypte. »

A l’opposé, Yahvé recommande des représentations.

Les représentations admises

Non, Dieu ne rejette pas toutes les représentations. Celles qui rivalisent avec lui le titre de Dieu, il les interdit ou les fait détruire (le cas du veau d’or). Par contre, celles qui ne se proclament pas « dieu » mais renvoient à Yahvé, celles-là, il les recommande. C’est le cas du « serpent d’airain » (Nb 21,8-9), de « l’arche et des chérubins » (Ex 25,10-22 ; Dt 10,1-3), etc. Donc, c’est à partir de ce qui est permis par Dieu lui-même que les catholiques acceptent les statuts et les représentations.

Les statuts dans l’Eglise catholique : signes et symboles religieux

Quand nous entrons dans une église catholique, nous découvrons des tableaux, des statues, des images de Jésus-Christ, de la sainte Vierge Marie, des saints, des archanges et des anges. De telles représentations nous renvoient à une réalité spirituelle autre que la matière visible qui se présente à nous. Car elles sont pour nous croyants un support visible et sensible qui nous met en contact avec l’invisible, le spirituel. En effet, nos yeux en ont besoin pour nourrir notre esprit.

Aucun catholique ne donne la place de Dieu à ses images. Personne ne voit en elles des représentations de dieux, ni n’abandonne le vrai Dieu, le Dieu de Jésus-Christ en les vénérant. En vérité, en vénérant ces images, le chrétien catholique est dans la ligne de Josué qui se prosterna devant l’arche de l’Alliance jusqu’au soir (Jos 7,6).  Au demeurant, il est comparable à Moïse qui fit le serpent d’airain comme signe de salut (Nb 21,8-9 ; Sg 16,7).

En somme, les images ou les sculptures, les tableaux et les statues dans nos églises sont des symboles ou signes religieux. Ceux-ci nous aident à élever notre esprit vers l’unique et vrai Dieu. Ils ne sont cependant pas une nécessité absolue, d’autant plus que le catholique peut bien faire ses prières même en l’absence de ces images. C’est d’ailleurs, le cas le plus fréquent et habituel.

De fait, nous reconnaissons certains abus condamnés par l’Eglise elle-même qui ne sont pas loin des exagérations observées dans le culte du serpent d’airain qui poussa Ezéchias à le mettre définitivement en morceaux (Cf.2R 18,3-4).

Que retenir ?

La Bible interdit-elle vraiment les images, les représentations et les statues ? Chacun peut répondre objectivement à la question après tout ce qui a été dit plus haut. Mais nous allons vous aider. Deux cas de figures sont à retenir.

Premièrement, les images, les statues et toutes les autres formes de représentation qui tendent à prendre la place du Dieu de Jésus Christ sont à proscrire. C’est l’idolâtrie. C’est le cas du veau d’or. Si les images et statues sont invoquées comme des dieux, alors celui qui les invoque ainsi est idolâtre ; s’il abandonne le Dieu de Jésus Christ en vénérant ces images, alors, son idolâtrie est évidente. Il sera donc atteint par la menace de Dieu en Exode 20,1-6.

Deuxièmement, les images, les statues et toutes les autres formes de représentation qui aident le croyant à s’élever vers le Dieu de Jésus Christ, sont tolérées, admises, et encouragées. C’est le cas du serpent d’airain (Nb 21,8-9). Si le croyant ne voit pas dans ces représentations des dieux. De même, s’il n’abandonne pas le vrai Dieu en les vénérant, alors il est dans la ligne de Josué. Qui se prosterna devant l’arche jusqu’au soir (Jos 7,6). Il est comparable à Moïse. Lequel fit le serpent d’airain comme signe du salut (Nb 21,8-9 ; Sg 16,7).

KND COmmentaire

Moise c’est la loi ns ne sommes plus sous la loi/ Jesus c’est la grace.nous sommes sous la grace

OUI TOUT CA XE VRAI MAIS AVEC JESUS C’EST LA GRACE ,IL A CLOUER TOUS NOS PECHES A LA CROIX ET NOUS SOMMES JUSTIFIER PAR SON SANG PURIFIER PAR SON SANG

ET IL A DIT TOUT EST ACCOMPLI .ET SA PAROLE DIT LES VRAIS ADORATEURS L’ADORERONT EN ESPRIT EN VERITE .PAS DEVANT LES STATUTS.

AVEC JESUS NOUS SOMMES SOUS LA GRACE NS AVONS TOUT CE DONT NS NE MERITONS PAS ,PARCE QUE SON SANG A PAYER TOUT POUR NS.

ON RECOIT LA BENEDICTION PAR CE QUE JESUS A DEJA FAIT PAS CE QUE L’HOM PEUT FAIRE. ephesien 2 vs 8,9 –

soyez beni ds le PUISSANT nom de JESUS CHRIST

andresilverkonan avec KND ABJtv

 

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