05242017Headline:

Un pasteur abattu en pleine partie de chasse à Yamoussoukro

mort

C’est la consternation totale chez les parents, amis et connaissances du pasteur J.K. La raison, c’est que cet homme de Dieu, bien connu de tous à Yamoussoukro, a définitivement quitté la terre des vivants, dans des circonstances tragiques.

Ce père de famille, précédemment domicilié à Kokrenou, quartier périphérique de la capitale politique et administrative, a été abattu en pleine partie de chasse. Les faits ont eu lieu il y a une dizaine de jours. A en croire des sources introduites, ce jour-là, le pasteur, muni de son fusil de type calibre 12, se rend à la chasse, dans la broussaille située aux alentours de l’hôtel des Parlementaires. Dans le même secteur et au même moment, se trouvait un autre chasseur. C’est justement ce dernier qui, perché sur un arbre, ouvre le feu sur l’homme de Dieu, assimilé à un animal. Le pasteur qui se trouvait au pied d’une termitière, reçoit dans le dos, une décharge de chevrotines. L’auteur du coup de feu qui pensait avoir affaire à du gibier, est surpris d’entendre les cris de détresse d’un homme. Une fois sur place, le malheureux chasseur constate les dégâts. Vite, il empoigne le guide religieux grièvement blessé et le conduit au service des urgences chirurgicales du Chr. Puis il alerte les parents de ce serviteur de Dieu, qu’il connaît très bien. Hélas, en dépit de tous les efforts des praticiens pour lui sauver la vie, le pasteur succombe à ses blessures. Et depuis, à travers des commentaires entendus çà et là, certains estiment que l’auteur du meurtre n’a pas agi en chasseur professionnel. Vu qu’il n’a pris aucune précaution, avant de libérer le coup de feu. Surtout qu’il était 6h du matin. Donc en plein jour. Ce qui lui aurait permis de bien distinguer la victime d’un animal. Ce qui fait alors penser à un acte prémédité. Mais au regard de toutes les actions entreprises par le tueur pour que soit sauvé le pasteur, d’autres rechignent à croire à un crime délibéré. Dans tous les cas, la mesure d’interdiction de la chasse décidée par le gouvernement, en raison de l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola, étant toujours en vigueur, les parents du pasteur hésitent à saisir les forces de l’ordre ou la justice. Vu que le défunt était en pleine violation de la mesure gouvernementale. Du coup, le mis en cause est encore libre. Notons que le pasteur devrait être inhumé ce samedi 20 février 2016.

Camille SIABA ( Correspondant régional)

linfodrome.com,

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