11242017Headline:

(VIDEO)Meurtre au Vatican

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Drogué, stressé, atteint d’une broncho-pneumonie et d’une tumeur au cerveau” C’est cette situation psychologique et physiologique difficile qui aurait poussé le caporal des gardes suisses, Cédric Tornay, à assassiner, le 4 mai dernier, de plusieurs coups de revolver son nouveau commandant, Alois Estermann, et sa femme, Gladys, avant de retourner l’arme contre lui. Hier, le Vatican a rendu publique une partie de l’instruction, qui, après neuf mois d’enquête, confirme la version du «geste de folie» présentée dès le lendemain du drame par le porte-parole du Saint-Siège.

Selon la reconstruction du juge Picardi, le caporal Tornay aurait agi seul en s’introduisant dans l’appartement du couple Estermann vers 20 h 45, alors que le commandant était au téléphone. Le jeune soldat aurait immédiatement tiré quatre coups de pistolet, tuant ses deux victimes, avant de s’agenouiller et de se tirer un cinquième projectile dans la tête. Le magistrat a tenu à exclure l’hypothèse de la présence d’une quatrième personne dans la pièce au moment du drame en soulignant qu’«il est très improbable que des étrangers puissent entrer, à cette heure, dans le quartier des gardes suisses sans être repérés».

Selon le rapport d’instruction, il n’existerait pas un seul mobile du crime, mais un ensemble de causes relatives à la personnalité et à la santé de Cédric Tornay. Quelque temps avant la tragédie, ce dernier aurait eu des comportements jugés «irrévérencieux et irresponsables [“] en particulier pour un militaire». Exemples: le caporal Tornay aurait, sans permission, passé deux nuits à l’extérieur du Vatican. «Une autre fois, alors qu’il fumait assis sur un vieux canon, il ne se serait pas levé pour saluer son commandant et son épouse.» «De tels épisodes peuvent représenter des symptômes de troubles du comportement qui pourraient trouver leur cause dans une lésion du cerveau», soutient le rapport.

L’autopsie aurait en effet révélé la présence «dans le crâne de Tornay d’un kyste de la grandeur d’un oeuf de pigeon», mais aussi de traces de cannabis dans les urines. Le juge d’instruction n’hésite pas à en tirer la conclusion que Tornay pouvait être un usager chronique de drogue ce qui, à ses yeux, «permettrait d’expliquer ultérieurement le comportement du caporal». Pour le juge, l’affaire est donc close et le dossier classé. Au grand désarroi de la mère du jeune Tornay, qui, dimanche, affirmait dans un quotidien romain détenir les preuves que son fils a été victime «d’une mise en scène orchestrée pour éliminer Estermann et présenter un assassin fou et mort».

JOZSEF Eric

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