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Voici pourquoi “toucher du bois” porte chance

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Si cet acte de superstition est encore courant de nos jours, son origine remonte à des millénaires. Un chat noir qui passe, un vendredi 13 qui se profile ou simplement la crainte irraisonnée qu’il arrive quelque chose de néfaste: pour conjurer le mauvais sort ou appeler la chance de ses vœux, il est de coutume de dire “je touche du bois”.

Une expression qui est devenue un réflexe pour beaucoup de personnes plus ou moins superstitieuses, mais dont l’origine est peu connue.

L’expression renvoie à des rites biens réels pour se mettre sous la protection des dieux. C’est d’ailleurs pour cela qu’il faut joindre le geste à la parole et toucher du bois de la main (à défaut, on peut se toucher le crâne). Un comportement qui date de l’Antiquité et a été adapté dans la culture actuelle.

De nombreuses sociétés antiques, polythéistes ou animistes, voyaient dans les éléments naturels la manifestation du divin. Les Celtes considéraient les arbres comme une source de force. Ils avaient donc pour coutume de se ressourcer à leur contact. Les Perses liaient le bois au dieu du feu, toucher du bois signifiait donc se mettre sous sa protection. Dans la mythologie grecque, le chêne, symbole de puissance, est un des attributs de Zeus, roi de tous les dieux.

Ces religions ne sont plus pratiquées depuis longtemps mais il n’est pas rare, à l’avènement de nouvelles croyances, que celles-ci s’approprient les coutumes des cultes qu’elles remplacent. Ainsi, les chrétiens ont lié le fait de toucher du bois à la croix sur laquelle Jésus est mort avant de ressusciter. Toucher du bois est donc devenu un moyen de demander à Dieu d’exhausser ses prières.

Une superstition qui, selon une étude menée à l’université de Chicago, aurait un véritable effet. Elle permettrait de contrer le fait que lorsque l’on craint un évènement, celui-ci aurait plus de chance de se réaliser. Pour cela il faudrait se persuader qu’on a conjuré le sort.

francesoir.

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