07122024Headline:

Abidjan/ Centre de santé rural d’adiopodoumé : l’état des lieux empêche l’affectation des stagiaires par le ministre Aoulé Aka

Quel mépris pour la santé des ivoiriens !
Comment parviennent-ils à travailler dans l’obscurité dans un centre de santé? Et ben, qui devrait rendre, dans une nation, un district ou un centre sanitaire propre et fréquentable? Ne dites surtout pas que c’est AKA Aouélé, lui, le ministre de la Santé et de l’hygiène publique en ce qui concerne l’Etat de Côte d’Ivoire.

Juste une visite de courtoisie, dans un centre de soins et, là, les pensionnaires, les usagers, les membres du corps médical ou sanitaire du Centre de Santé Rural d’Adiopodoumé en plein capitale économique ivoirienne, Abidjan, vous serviront la bienvenue déodorante assortie d’une mine bien aigre. Tout est proprement sale ici! Nous y étions pour une urgence. Visite guidée avec ledebativoirien dans un centre de santé bien tenu par le ministère de la Santé en Côte d’Ivoire.
Adiopodoumé. L’avènement de la pandémie du Covid-19 en Côte d’Ivoire, le 10 mars 2020 a été l’occasion pour le ministère de la santé monsieur Aka Aouélé d’être le département ministériel le plus soutenu en termes de dons numéraires et d’équipements sanitaires. Et pour cause, la prise en charge efficace de la santé publique dans le pays afin de juguler la maladie à coronavirus, très florissante et transversale. Ainsi, plusieurs centres de santé ont été la cible de ces aides nationales et internationales.
Cependant, le ministre de la santé a oublié sciemment certains centres de santé qui souffrent encore le martyr, vu leur état avancé de vétusté et de dégradation. Le centre de santé d’Adiopodoumé dans la commune de Yopougon-kilomètres 17, en fait parti. Nous nous sommes rendu compte du traitement déshonorant que le ministre Aka Aouélé inflige à cet établissement sanitaire construit depuis 1945. Mais de braves agents de santé y travaillent. Ils ont encore la conscience de la responsabilité et du professionnalisme ceux-là !
Il est 11 heures temps universel. C’est sous la chaleur d’un soleil de plomb que nous empruntons un mini-car, ce mercredi 2 décembre 2020 à Yopougon-siporex pour Yopougon-km17 plus précisément pour Adiopodoumé. Arrivée au terminus nous descendons et cherchons à rallier le centre de santé rural d’Adiopodoumé. Impossible d’y accéder par un véhicule de transport en commun car l’état de la voie ne s’y prête pas. Bitume dégradé avec plusieurs points-à-temps ou nids de poule.
Un taxi accepte de nous transporter audit centre de santé mais en course avec une note de frais qui a fait grincer nos dents. À l’approche du centre, le spectacle d’un paysage repoussant au milieu duquel se dresse un établissement sanitaire vieux de 75 années. Abandonné par son ministère de tutelle, le centre de santé rural d’Adiopodoumé qui accueille en moyenne 300 patients le mois, dans son dispensaire et sa maternité, souffre lui-même le martyr.
Raison de cette punition ministérielle qui ronge cet établissement sanitaire ?
Au dispensaire, Dame Etché, infirmière d’État, est assise dans un bureau où les lames des fenêtres sont toutes tombées. Un morceau de pagne et des cartons font désormais office de protection. En face d’elle, un lit de consultation avec une dégradation bien poussée annonce les couleurs de l’état de vétusté et de délabrement du centre de santé d’Adiopodoumé.

«Vous même vous voyez tout est dégradé ici. Quand il pleut, tout le centre est inondé. On ne peut pas avoir accès à nos bureaux. Et lorsque nous y entrons, nous ne pouvons pas travailler car tout le plafond coule abondamment », peut-elle-larmoyer. C’est dans cette crainte quotidienne que ces braves agents de santé travaillent dans cette subite saison pluvieuse, dans l’attente de l’investiture du tout nouveau président sorti des urnes, le 31 octobre 2020.
Un parent de patient, dame Tanh, en colère vis-à-vis de l’état d’insalubrité et de dégradation avancé du centre de santé, accuse : «Regardez le lit sur lequel ma fille est couchée. Tout est vieux et sale ici. Ils veulent qu’on tombe toujours malade si on vient à l’hôpital ici. Alors que nous sommes déjà malades», martèle-t- elle. À la maternité, le constat est désolant. La major sage-femme, Mme Dosso dépeint l’environnement insalubre et incommode dans lequel travaille son équipe.
«Tout est sale ici. Quand il pleut, l’eau coule du plafond sur le mur. Il n’y a pas d’équipements de maternité adéquats pour accueillir les femmes qui viennent pour leurs consultations prénatales et postnatales. La charpente même du centre ne tient que par un bout de bois. Il n’y a pas de latrines fonctionnelles pour l’intimité de nos mamans quand elles doivent aller pour des besoins. Alors, elles bravent souvent les reptiles pour aller se soulager dans les broussailles.

Il n’y a pas de lit de consultation dans notre service. L’INFAS, une école sous l’autorité du ministre Aka Aouélé, refuse même d’envoyer des stagiaires ici parce que le centre est considérablement dégradé et très sale. Nous ne pouvons y faire d’accouchements. C’est un calvaire pour nous et les femmes enceintes. Elles sont obligées d’aller dans un autre établissement dans des conditions difficiles. Mais, à cause de notre professionnalisme des femmes viennent même d’Abobo pour une prise en charge efficace et efficiente» confie-t-elle, avant de lancer un cri de cœur à l’endroit du ministre de la santé.
« Je souhaiterais, à travers votre média, que le ministre Aka Aouélé se penche sur la situation du centre de santé rural d’Adiopodoumé. Ce centre a besoin d’être entièrement réhabilité sinon un jour le pire pourrait se produire, ici, dans l’exercice de notre fonction» lâche avec amertume, ma major sage-femme Mme Dosso.
Le ministère contacté par notre équipe entend savoir, où et comment localiser exactement le Centre de santé rural d’Adiopodoumé. Pour la gouverne du ministère de la santé et de l’hygiène publique, il est situé à Yopougon-km17. Rétrocédé par le CNRA en 1957, ce centre de santé existe, depuis 1945. Et depuis, l’établissement sanitaire a du mal à fonctionner correctement. À qui la faute? Et surtout pourquoi, il en est ainsi ! Vivement que le patron de la santé des Ivoirien, pour l’heure monsieur Aka Aoulélé prenne ses responsabilités pour la délivrance des vaillants agents de santé qui y travaillent.

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Et pourtant la covid-19 a généré de nombreux fonds au ministère de la santé rendant jaloux les autres ministères qui attendent certainement leur crise mondiale pour se faire aussi une belle santé financière. Le Centre de santé rural d’Adiopodoumé attend le coup de grâce du ministère…A la prochaine visite.
Operanews

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