08172017Headline:

Abidjan Depuis 3 jours,il est difficile de trouver du pain

pain vente

Devant cette boulangerie-viennoiserie, des clients attendent du pain qui doit venir de la centrale.

Depuis le 1er janvier 2015, les populations abidjanaises ont du mal à se procurer du pain dans leurs lieux habituels d’achat, avons-nous constaté, du fait de l’interdiction de distribution du pain à moto et de la vente à la criée pour question d’hygiène.

Cette interdiction oblige les populations à se rendre à la boulangerie pour acheter le pain. Ce qui n’est pas chose facile car les quartiers d’Abidjan abritent moins de boulangeries que de population.

Le 2 janvier au matin, monsieur D.C a parcouru tous les kiosques à pain et boulangeries de son quartier, à Koumassi-Sicogi, sans trouver un bout de pain. Il n’était que 9h30. C’est finalement après une demi-heure de marche qu’il a pu se procurer du pain dans une boulangerie prise d’assaut par des consommateurs.

Ceux qui outrepassent la mesure pour continuer de vendre le pain dans le quartier font la baguette à 175 fcfa au lieu de 150 fcfa. Mme D.S.Z a fait les frais de cette surenchère. Le 3 janvier, elle a acheté la baguette à 175 fcfa chez la vendeuse du quartier.

La situation ne réjouit pas du tout les livreurs. Le 3 janvier, nous les avons trouvés rassemblés devant une boulangerie sur le boulevard du 7 décembre, cherchant comment faire face à la situation. Kouakou Narcisse est livreur en voiture. Il salue la mesure concernant l’hygiène autour du pain, mais estime qu’on ne devrait pas interdire la livraison. Selon lui, le problème d’hygiène ne se situe pas seulement au niveau des livreurs.

Réunis devant une boulangerie, les livreurs déplorent l’interdiction qui est faite de distribuer du pain. Ph César D.MEL

« Il y a des boulangeries qui sont très sales, il n’y a pas seulement que les livreurs. L’état doit voir cela aussi », a-t-il voulu. Ils dénoncent un problème de chômage. « Il faut prendre le temps avant d’agir. On n’agit de telle manière. C’est pour augmenter le chômage. Moi j’ai trois enfants qui vont à l’école grâce à mon travail. Je paie ma maison et prends soin de sept personnes… C’est pas juste, parce que si on doit interdire la livraison, c’est 90 % des livreurs qui iront en chômage », a déploré Mahamadi qui a affirmé que cela fait trois jours qu’il ne travaille pas.

Il a plaidé auprès du gouvernement pour trouver une meilleure solution. Après concertation, les livreurs se sont donnés rendez-vous au complexe sportif de Koumassi où il tiennent une réunion, en ce moment.

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