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Abidjan/ATTENTION- Le médicament de virilité conduit au drame : deux morts

homme mort

Ce qui s’est passé le samedi 25 juillet 2015 à « Coco-taillé », campement de Djibi, un village de la commune d’Abobo, situé sur l’axe Abidjan-Alépé, marquera certainement les esprits. Vu qu’il s’agit d’une double perte en vies humaines intervenue dans des circonstances tout aussi rocambolesques.

C’est le vendredi 24 juillet, soit la veille, que les pièces du puzzle du drame commencent à se mettre en place. Nos sources expliquent en effet que, ce jour-là, dame B.C. va rendre visite à O.R, la soixantaine et cultivateur. Ce dernier n’est autre que l’époux de sa sœur. Le temps de deviser avec ce dernier et prendre des nouvelles de sa frangine.

Sur les lieux, elle est devancée par T.P., un autre compatriote et ami à son beau-frère O.R. Ce dernier, un guérisseur traditionnel, avec son verbe haut, est en train d’exposer sur les prétendues vertus d’une décoction qui n’aurait pas son pareil, pour galvaniser la virilité masculine, à l’image de celle d’un étalon. Quand dame B.C. avance que ce produit ne l’intéresse pas dans la mesure où elle est une femme, T.P. s’empresse d’ajouter que la décoction de « tonnerre » combat également efficacement le paludisme et les hémorroïdes. Mais franchement, la bonne dame n’est pas vraiment emballée par le discours de T.P. En clair, elle ne croit pas vraiment à ce qu’il dit de ce produit traditionnel.

Mais T.P. tient à être convaincant. Il s’empare ainsi de sa machette et fonce dans la brousse. Il en revient plus tard, avec des écorces d’un arbre. Des écorces qu’il découpe avant de mettre à sécher les morceaux. Ce, à l’en croire, pour que ces écorces se vident de leur sève. Quand cela est fait aux alentours de 18h, il glisse les morceaux dans une bouteille, avant d’y ajouter un peu d’eau. Une bouteille avec son contenu qu’il confie ensuite à O.R qui va la garder dans un endroit connu de lui. Puis, les deux hommes prennent rendez-vous pour le lendemain samedi, en vue de tester le « viagra », version traditionnelle, selon T.P., le chimiste du moment.

Tôt le matin, les trois se retrouvent. T. P. qui croit dur comme fer à son affaire, transvase une bonne quantité de sa décoction dans un verre qu’il vide d’un trait. O.R. son hôte, en fait de même. Dame B.C. se contente elle, d’ingurgiter une toute petite quantité du fameux produit. Vu qu’il est très amer et qu’elle s’en méfie également. Une dizaine de minutes plus tard, les trois sont soudainement pris de vives douleurs abdominales. Des douleurs insupportables qui terrassent les deux candidats à la virilité de « garçon pile ». Les pauvres ne se relèveront d’ailleurs plus. Ils sont morts. La dame qui souffre elle aussi, appelle à l’aide. Des villageois accourent. Tous constatent la tragique scène avec les deux morts et la pauvre femme qui, sous l’effet de la douleur, ne peut contenir ses larmes et cris de détresse. Elle est immédiatement évacuée au dispensaire de Djibi-village où des soins administrés immédiatement, la mettent heureusement hors de danger. C’est d’ailleurs son témoignage, qui permet de comprendre ce qui est arrivé.

Aux alentours de 17h, la police, informée, se déporte sur place. Un constat est fait et les deux corps sont enlevés pour être transférés dans une morgue à Yopougon. Une enquête policière est en cours, pour faire la lumière sur ces morts suspectes. Et à cet effet, il nous revient que le produit mis en cause, est porté à l’analyse. En attendant, à Djibi-village, on n’a que cette tragique affaire à la bouche, avec quelquefois, des commentaires les plus fous.

KIKIE Ahou Nazaire

(Info : P.A)

 linfodrome.com

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