10232017Headline:

Attention! Ejaculation : du plaisir au malaise

mastubation homme

Rapportés pour la première fois en 2002 par des médecins hollandais, les cas de malaise post-éjaculatoire sont peu fréquents. Mais ils ont un terrible impact sur la sexualité : l’intensité et la durée des symptômes (maux de tête, fatigue extrême, troubles de la concentration) sont telles que les hommes concernés préfèrent s’abstenir ou programmer leur activité sexuelle quand ils n’ont pas d’obligations sociales ou professionnelles.

Il est impossible de connaître la fréquence du Syndrome du Malaise Post-Ejaculatoire (SMPE) parmi la population masculine. La première étude sur le sujet est trop récente mais elle est déjà riche d’informations. Menée par les Drs Waldinger et Schweitzer, elle portait sur une cohorte de 45 hommes ayant consulté le département de neurosexologie des auteurs entre janvier 2002 et mai 2010. Tous ont rapporté le ou les symptômes suivant après l’éjaculation :

  • sensation d’état grippal ;
  • extrême fatigue ou épuisement ;
  • faiblesse musculaire ;
  • impression d’être fiévreux ou sudations ;
  • perturbation de l’humeur et/ou irritabilité ;
  • difficultés de mémoire et de concentration ;
  • discours incohérent ;
  • congestion nasale ou écoulement nasal hydrique ;
  • démangeaisons oculaires.

Ces signes survenaient immédiatement (quelques secondes), tôt (quelques minutes) ou dans les quelques heures suivant l’éjaculation, quel qu’en soit le déclenchement, y compris pendant le sommeil, et ce lors de plus de 90% des éjaculations. La plupart de ces troubles disparaissaient spontanément mais certains duraient jusqu’à… 7 jours !

Autre caractéristique des patients souffrant de SMPE relevée lors de cette étude : 58% présentaient divers types d’allergies. Cet élément associé au fait qu’aucun symptôme ne survenait lorsque ces hommes faisaient l’amour sans éjaculer a amené les auteurs à formuler l’hypothèse d’une l’allergie au sperme. Hypothèse confirmée par des tests d’injection intradermique de sperme dilué. D’autres recherches sont bien entendu nécessaires mais la prise d’antihistaminiques pourrait donc être une solution pour ces patients.

fr.news

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