09202017Headline:

Côte d’Ivoire: «Choukouya» au «Kankankan», une recette prisée et gardée dans le secret/ce qu’il faut savoir

choukouya

A Abidjan et dans plusieurs grandes villes du pays, le « Choukouya » ravi les palais et les cœurs. Nombreux sont les raffoleurs de cette recette phare lors des instants exceptionnels.

Dès l’après-midi les vendeurs s’installent et les premiers clients s’annoncent. Parmi les admirateurs, Il y en a de tous les âges. Le cuistot et par ailleurs vendeur offre à Koaci deux tranches pour un avant-goût. C’est avec un sourire jaune qu’il plonge la viande dans deux poudres qu’il conserve dans de petits bols plastic.

Pendant que nous dégustons le « Choukouya » épicées d’Ali. Le service entre-temps se poursuit pour des clients qui s’empressent de passer directement leur commande avant même de déguster le morceau offert. A tour de rôle, le service est fait et vite fait. Les plus petites portions sont à 500f.

Toujours la mine joyeuse, avec une dentition colorée par la consommation de la noix de cola fraiche, l’instant d’achat est animé par le sourire d’Ali et une amicale conversation pour des « gouassou » (rajout sur la quantité initiale servie).

A la rue Viera, dans la Commune de Cocody-Riviera, Ali est connu de tous comme un excellent cuisinier-barbecues recommandé à domicile.

Nous sommes à 20min de Cocody, aux 220 logements dans la commune d’Adjamé Koaci apprend sommairement le sens de l’expression « Choukouya » ; la plupart des vendeurs ne parlant pas aisément le français.
 Ils sont originaires du Niger et sont installés avec tout l’attirail pour ce commerce par des devanciers. En effet, cette appellation pourrait être une approche cognitive exprimant l’idée de la viande sur le feu en langue Haoussa.

Ce barbecue à l’africaine est cuisiné au feu de bois à l’aide d’un arsenal traditionnel composé d’une vieille barrique métallique perforée et de grillage.

Au menu, différentes protéines animales. La plupart des vendeurs proposent du bœuf et du mouton. Certains cuisinent du poulet en plus.
Par ailleurs la technique de cuisson reste la même. La viande est marinée dans un bain d’huile et de poudre de tomate assaisonnée. Le poivre et d’autres épices sont utilisés.

« Je ne sais pas ce qu’il mettent dedans hein, mais c’est très doux » affirme une jeune cliente séduite par la saveur du «Choukouya » local. « Rajoutes bien le « kankankan » camarade » ! insiste un quadragénaire. Amicalement autoritaire dans son discours. « C’est un militaire » nous confie plus tard le vendeur. Quant au « Kankankan », il est réputé comme l’accompagnement additionnel idéal. Une poudre à base de cola séchée et pilée.

Difficile d’en savoir plus. Beaucoup de mystère autour. Cela dit il revient qu’il soit un très bon aphrodisiaque 100% naturel.

Par-delà, les enfants aussi aiment le « Choukouya » sans rentrer dans toutes ces considérations. Alice a été reçue à son examen de CEPE et son papa lui a offert un peu d’argent. Elle a donc invité ses camarades à une « Choukouya Party » qui donne vraiment envie de marquer l’escale à Abidjan.

Saxum, Abidjan

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