06072020Headline:

Côte d’Ivoire: des infirmières et aides soignantes en stage sont contraintes à se livrer à des médecins pour la validation de leurs diplômes

Sous un silence coupable de la direction de la majestueuse #PISAM (Polyclinique Internationale Sainte Anne Marie) des infirmières, des aides soignantes des employés en stage ou en début de parcours santé, sont contraintes, à leur corps et âme défendant, de se livrer aux “anciens”, à des titulaires, à des médecins.
Pour se préserver d’éventuelles justifications d’être “papa-nounours”, il est formellement interdit d’entrer en salle de repos avec son téléphone, sinon éteint. Ceci est scrupuleusement vérifié.
Le vice est que, si une stagiaire surprend sa collègue en séance de “validation”, on lui propose même de se joindre à la “séance”. Qu’elle accepte ou non, le spectacle continue.

La pratique est rodée, généralisée et institutionnalisée. A cette étape de l’enquête, aucun infirmier ne s’est confié à nous. Cela ne veut pas dire qu’il n’en existe pas. Le harcèlement sexuel masculin est rarement dénoncé. Le “shugar mamisme” a de beaux jours encore…

Que risque celles qui refusent ? Des horaires très décalées, la non-validation du stage, des difficultés pour la soutenance ou pire…

Lors de nos investigations, nous avons voulu voir si cette pratique est commune à tous les centres de santé. Pour l’heure, à Abidjan, seul le CHU d’ANGRÉ semble faire office d’exception.
Au moins un cas au CHU de Yopougon, nous a été révélé.
Au CHU de Treichville, il faut montrer patte Blanche, c’est à dire, il faut payer pour ne pas passer à la casserole, nous ont confié trois (3) infirmières (cardiologie, maternité)
La pratique est commune dans les cliniques privées plus qu’au public.

Dans une clinique de Marcory, Avicenne pour ne pas la citer, la pratique est subtile.
Quand le choix s’est porté sur la “victime”, elle devra accepter de “consommer” une relation en bonne et due forme, de gré ou de force.
Une infirmière nous a confié avoir perdu son foyer parce que le médecin avait fait d’elle son “institutrice”. Son concubin n’a pas supporté. Il avait même eu des échanges de coups avec l’indelicat médecin.

A Bouaké et à Man, sept cas (7) nous ont été confirmé.
Nous déposerons très prochainement un dossier à l’ordre national des médecins.

Dr AKA Aouelé, Ministre de la santé, voici de quoi assainir ce milieu déjà gangrené par de multiples scandales.

A la lumière de telles pratiques, on comprend aisément les évacuations sanitaires…

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