01172017Headline:

Côte d’Ivoire: Grande menace-Tout Ce qu’il faut savoir sur la Grippe aviaire

poulet braise

La grippe aviaire est autant dangereuse pour les volailles que pour les humains

Depuis juin 2015, la Côte d’Ivoire a enregistré ses premiers cas de grippe aviaire , dans la région du Gbéké. Sur la maladie, de nombreuses personnes en savent peu. Au moment où elle a atteint les villes de Grand-Bassam et d’Abidjan, voici de qu’il faut savoir sur la grippe aviaire.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), la grippe aviaire, a priori, est une maladie qui ne touche que les volailles. Communément appelée «grippe du poulet», la maladie est une infection virale qui touche les oiseaux, en particulier le gibier d’eau comme les canards et les oies, lesquels ne présentent souvent aucun signe apparent de la maladie.

A à croire l’Oms, les virus de la grippe aviaire sont classés en deux groupes selon leur capacité à causer des maladies chez les volailles. Ainsi, l’Institution mondiale de santé distingue les virus hautement pathogènes et les virus faiblement pathogènes. Les premiers entraînent des taux de mortalité élevés (jusqu’à 100% dans un délai de 48 heures) chez certaines espèces de volaille. Les seconds sont aussi à l’origine de flambées épidémiques chez les volailles mais sans que cela n’entraîne, en principe, de maladie clinique sévère.

L’Organisation apprend que les virus de la grippe aviaire peuvent parfois se transmettre aux volailles domestiques et être à l’origine de flambées épidémiques de grande ampleur. Certains de ces virus aviaires ont, à l’occasion, franchi la barrière des espèces et causé des maladies ou des infections subcliniques chez des humains et d’autres mammifères. «La plupart des virus aviaires n’infectent pas l’homme; toutefois, certains sous-types comme le H5N1 et A (H7N9) ont causé de graves infections chez des êtres humains », est-il mentionné dans la rubrique Centre des médias du site de l’Oms. Elle indique, par ailleurs, que les flambées de grippe aviaire qui affectent la volaille, peuvent être sources de préoccupations de santé publique à l’échelle mondiale, en raison de leurs effets sur les populations de volailles, de leur forte pathogénicité pour l’homme, et de leur potentiel pandémique. A l’en croire, lorsqu’une épidémie de grippe aviaire hautement pathogène est signalée parmi une population de volailles, comme celle du A(H5N1), cela peut avoir de graves répercussions sur l’économie locale et mondiale, et sur le commerce international.

A propos de la contamination humaine, l’Oms fait savoir que la majorité des cas humains d’infection à A(H5N1) et A(H7N9), qui ont été recensés, étaient associés à des contacts directs ou indirects avec des volailles contaminées, vivantes ou mortes. Et de préciser ceci : « Il n’existe aucune donnée tendant à prouver que la maladie puisse être transmise à l’homme par des aliments convenablement cuits ». Selon l’Oms, la première mesure à prendre pour faire diminuer les risques pour l’homme est d’endiguer la maladie chez l’animal, c’est-à-dire éliminer la présence de la maladie dans l’environnement infecté.

Pour l’Oms, le fait que le A(H5N1) et le A(H7N9) continuent de circuler parmi les volailles d’élevage – en particulier à l’état endémique – représente une menace persistante pour la santé publique, car ces virus ont à la fois le potentiel de causer de graves maladies chez l’homme, et la capacité de muter sous une forme qui est davantage transmissible d’homme à homme. D’autres sous-types du virus grippal circulent également parmi les volailles et d’autres animaux, et peuvent aussi constituer une menace potentielle pour la santé publique. Ainsi, chez l’homme, le taux de mortalité lié aux infections par les virus A(H5N1) et A(H7N9) est beaucoup plus élevé que celui imputable à la grippe saisonnière. Le virus A(H7N9) touche particulièrement les personnes présentant des affections médicales préexistantes. Chez de nombreux patients, la maladie induite par le virus A(H5N1) présente une évolution clinique particulièrement brutale, avec une dégradation rapide de l’état du malade et un taux de mortalité élevé. Comme la plupart des maladies émergentes, la grippe A(H5N1) chez l’homme est mal connue.

Hermance K-N (source : OMS)

Comments

comments

What Next?

Recent Articles

Leave a Reply

Submit Comment