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Côte d’Ivoire /La mesure de LIDER qui va révolutionner les conditions sanitaires

Depuis quelques temps, le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire est au Maroc, dont il fait l’éloge du système hospitalier sur sa page Facebook, pour se faire soigner. Dans la foulée, l’on a appris que l’époux de la ministre de la santé de Côte d’Ivoire est décédé alors qu’il se faisait soigner en France. Et l’on se dit que décidément, quelque chose ne tourne pas rond dans ce pays.

C’est ici l’occasion de rappeler une des premières mesures qui sera mise en œuvre par un gouvernement LIDER : tous les gestionnaires de l’argent public (le président de la république, les ministres, les députés, les maires, les conseillers régionaux, les hauts fonctionnaires) et leurs familles auront interdiction d’aller se faire soigner à l’étranger, sauf à démissionner préalablement et irrévocablement de leurs fonctions et à présenter leur attestation de régularité fiscale.

On ne peut pas imposer des conditions sanitaires exécrables aux populations de Côte d’Ivoire, et pendant ce temps, envoyer ses proches se faire soigner à l’étranger, alors que les fonds alloués à la santé sont détournés impunément et que l’argent public est dépensé allègrement pour entretenir le train de vie dispendieux de l’État et des institutions inutiles et budgétivores.

La mesure préconisée par LIDER, intitulée «Personne ne sort», permettra d’améliorer la qualité des plateaux techniques en un temps record en Côte d’Ivoire. En effet, si les gestionnaires de l’argent public savent qu’ils n’auront plus l’occasion de fuir l’enfer médico-sanitaire ivoirien pour aller se faire pouponner (ou leurs proches) dans des paradis hospitaliers étrangers, ils veilleront à ce que les infrastructures sanitaires en Côte d’Ivoire (pas seulement à Abidjan) soient équipées et modernisées et que les personnels médicaux bénéficient d’une formation de qualité. Finies les brimades des étudiants, les années blanches et les facultés de médecine sans laboratoires et bibliothèques, si l’épouse du président de la République doit se faire opérer dans un hôpital public par des médecins issus du système universitaire ivoirien !

Jusqu’à ce que la mise à niveau soit effective, LIDER propose de faire venir des ressources matérielles et humaines de l’extérieur pour une période définie. Ainsi, toutes les personnes atteintes d’une pathologie que l’on ne peut pas soigner en Côte d’Ivoire à l’heure actuelle pourront bénéficier d’un traitement, et non pas uniquement le haut fonctionnaire ou le membre de sa famille qui aura le luxe de pouvoir aller se faire traiter à l’étranger, le plus souvent aux frais de l’Etat.

Les candidats LIDER aux législatives qui seront élus le 18 décembre 2016 proposeront l’adoption de cette mesure au sein de l’hémicycle dès la législature 2017-2020. Dans le pire des cas, il faudra attendre la prise de fonction du Pr. Mamadou Koulibaly comme président de la République en 2020 pour implémenter cette décision, non seulement juste socialement, mais également pertinente économiquement. A moins que M. Ouattara ne s’approprie notre idée – ce à quoi nous l’invitons généreusement – et l’implémente sans tarder.

Nous ne saurions terminer sans présenter nos condoléances à la famille de M. Coffie et nos souhaits de prompt rétablissement à M. Soro.

 

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