03292017Headline:

Côte-d’Ivoire -Secteur avicole: Voici Comment reconnaître la grippe aviaire

poulet

Les éleveurs sont appelés à la vigilance pour freiner la propagation du virus sur lé territoire ivoirien

La grippe aviaire est présente sur le territoire ivoirien.

En effet, en plus du foyer de Bouaké circonscrit, des mortalités de poulets ont été constatées à Koumassi, dans le district d’Abidjan. En vue de freiner la propagation de l’infection, le Ministère des Ressources animales et halieutiques a lancé une opération de désinfection des 57 sites de ventes de volailles du district d’Abidjan, après l’étape de Bouaké. Cette opération est soutenue par une tournée de sensibilisation, d’information et de formation sur cette zoonose.

Les informations mises à notre disposition par le Ministère des Ressources animales et halieutiques révèle que la grippe est une zoonose à déclaration obligatoire. Il faut donner immédiatement l’alerte dès le premier cas afin d’éviter toute propagation dans le pays . Mais le plus important pour les éleveurs, c’est de connaître les manifestations des signes de cette maladie dans leurs exploitations avicoles. Ces manifestations sont perceptibles à travers la chute de production des œufs ( chez les pondeuses), la morbidité élevée, la baisse d’appétit et la rougeur des pattes des poulets, et une mortalité soudaine et importante de volailles.

La protection des productions avicoles suppose la mise en application de certaines mesures d’hygiène. Il faut notamment empêcher les oiseaux sauvages d’entrer dans les bâtiments des exploitations, disposer d’un sac sanitaire ( vestiaire où se changer), et avoir des tenues spécifiques pour le travail à la ferme. Il est recommandé de même l’interdiction de toute visite dans les bâtiments d’exploitation, et la désinfection régulière des véhicules, entres autres.

S’agissant d’une maladie dont le risque d’exposition au virus est très élevée chez les éleveurs, la prévention de la transmission de l’animal à l’homme impose l’interdiction de manipulation sans protection ( masque et gants) des volailles ou oiseaux sauvages malades ou morts. Les enfants, femmes enceintes et personnes affaiblies doivent être éloignés des bâtiments d’élevages. Par ailleurs, en cas de mortalité élevée à la ferme, le fermier doit prévenir immédiatement les autorités locales (services vétérinaires, préfets, sous-préfets ou à défaut l’Inter production avicole ivoirienne (Ipravi) ). Mieux, les cadavres de volailles ou d’oiseaux doivent être enfermés dans des sacs étanches jusqu’à l’arrivée des services compétents et surtout se laver soigneusement les mais avec du savon après cette manipulation. Aussi est-il interdit de cacher ces animaux morts, de les vendre et les déplacer.

Marcelle AKA

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