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Côte d’Ivoire:Etat civil/Une application informatique pour déclarer les enfants dès la naissance

Ce mercredi 22 novembre 2017, le MIDH a procédé au lancement d’un projet visant à encourager et soutenir la déclaration des naissances.

Un mois après son démarrage effectif, le Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH), qui bénéficie du soutien financier de la fondation OSIWA, a procédé au lancement de son projet « Appui à la déclaration des enfants à l’état civil dès la naissance et délivrance des jugements supplétifs et à l’accès à la pièce d’identité ».

Face à la presse, Sékongo Gnénéma (coordonnateur projet) et Amon Dongo (Directeur exécutif du MIDH) ont expliqué que l’objectif  principal de cette initiative est de « promouvoir le droit à la nationalité et à l’identité des enfants (filles et garçons) à travers leur enregistrement à l’état civil dans les délais légaux ».

Le projet durera en tout 15 mois (il s’achève en décembre 2018) et sera exécuté dans la région du Gôh, troisième zone la plus touchée du pays. Selon un rapport d’enquête de la Commission régionale des droits de l’Homme datant de 2016, après la Marahoué (centre ouest) et le Gbêkê (centre), la région du Gôh (centre ouest également) enregistre l’un des plus faibles taux de déclaration des naissances (45,22%).

Cinq localités ont été ciblées. Il s’agit de Gagnoa sous-préfecture, de Bayota, Galébré, Guibéroua et Ouragahio.

Le point majeur du projet d’appui qui concerne les enfants de 0 à 13 ans est « le développement d’une application informatique d’enregistrement des naissances qui va interconnecter les services d’état civil et des maternités ».

Pour la phase pilote, 3 maternités et sous-préfectures dont celles de Gagnoa ont été identifiées. Si l’expérience s’avère fructueuse, elle s’étendra à tout le pays.

Au-delà des déclarations de naissance, les enfants compris dans la fourchette telle que définie par le MIDH et OSIWA, qui sont dépourvus d’extraits d’acte de naissance se verront délivrer des jugements supplétifs, à la suite d’audiences foraines.

A terme, ce sont 2000 bénéficiaires qui devraient obtenir enfin une existence juridique.

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