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Le vaccin contre le paludisme disponible au mois de Juillet 2024

La Côte d’Ivoire vient de recevoir l’accord de principe pour recevoir les vaccins de lutte contre le paludisme. Annoncé pour le mois de juillet 2024, ce vaccin est destiné aux enfants de moins de 5 ans et devrait entrer dans sa phase d’opérationnalisation au mois d’octobre 2024. Objectif, réduire le taux de paludisme chez cette couche vulnérable de la population ivoirienne.

L’information a été rendue publique le vendredi 19 avril 2024 à Abidjan-Cocody par Dr Mea Antoine Tanoh, directeur du Programme national de lutte contre le paludisme. C’était à la faveur d’un point de presse organisé en prélude à la Journée mondiale de lutte contre le paludisme célébrée le 25 avril de chaque année.

En Côte d’Ivoire, la Journée mondiale de lutte contre le paludisme sera célébrée le mercredi 24 avril 2024 à Bouaké. Placée autour du thème : « L’équité en matière de santé du genre et des droits humains », cette journée vise selon Dr Mea Antoine Tanoh à œuvrer pour l’accès équitable aux moyens de lutte contre le paludisme à chaque personne vivant en Côte d’Ivoire. « Il ne faudrait pas qu’une population soit oubliée dans la lutte contre le paludisme. Il faut qu’il y ait la disponibilité des médicaments partout et que les médicaments soient disponibles et à moindre coût partout. », a souhaité le directeur du Programme national de lutte contre le paludisme.

Dans cette veine, il a rappelé que le diagnostic et le traitement contre le paludisme sous toutes ses formes sont gratuits dans les centres de santé publics. « Lorsqu’on découvre que vous aviez le paludisme, le traitement est gratuit, mais il faut que vous sachiez que la consultation n’est pas gratuite. C’est le diagnostic du paludisme qui est gratuit. Il y a deux éléments du diagnostic qui sont disponibles : la goutte épaisse et le Tdr. Ils sont gratuits. Lorsqu’on a fait ces deux examens, s’il s’avère que vous aviez le paludisme, le traitement est gratuit. », a expliqué Dr Mea Antoine Tanoh.

En Côte d’Ivoire, le paludisme est encore un problème de santé publique. Il demeure le premier motif de consultation dans le pays. Sur 100 cas qui vont en consultation, 33 personnes y sont pour le paludisme. En 2023, 1485 cas de décès étaient liés au paludisme, soit 5 décès pour 100.000 habitants. « C’est encore beaucoup », reconnait Dr Mea Antoine Tanoh estimant qu’il y a quelques années, le pays était encore loin de ces chiffres. « Malgré ça, le nombre de cas de décès baisse chaque année. De 2017 à fin 2023, on a une réduction du nombre de cas de décès de 50%. », affirme le premier responsable du Programme national de lutte contre le paludisme

Il estime que ces résultats probants sont liés à une large couverture de centres de santé ces dernières années. « La population située à plus de 5 km d’un centre de santé est estimée à 29%. Nous n’avons pas de régions, de villages ou de districts où quelqu’un qui contracte le paludisme ne peut être soigné. Nous avons près de 15000 agents de santé communautaires dans les villages qui sont situés à 5 km d’un centre de santé. L’Etat de Côte d’Ivoire a rapproché les services de santé des populations. Nous faisons l’effort pour que les populations puissent bénéficier des traitements de paludisme lorsqu’elles contractent la maladie. », a martelé Dr Mea Antoine Tanoh. Rappelant que l’objectif est de permettre qu’aucun ivoirien ne meurt de paludisme.

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