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Les règles douloureuses, comment s’y prendre ?

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Les règles douloureuses constituent probablement un des troubles gynécologiques les plus fréquents. 50 à 80 % des femmes souffriraient de douleurs, nausées, sensations de malaise au moment des règles. Et au moins 15 % souffriraient de ce que l’on appelle des dysménorrhées sévères. Des dysménorrhées handicapantes et entraînant des arrêts de travail et un absentéisme scolaire.

Ces douleurs de règles ne sont pas toujours prises assez au sérieux et on les considère encore, à tort, comme une fatalité.

Les causes des règles douloureuses

Il existe, en fait, deux sortes de dysménorrhées. Les dysménorrhées primaires et les dysménorrhées secondaires. Les premières touchent les adolescentes et les jeunes filles et les causes en sont mal connues. Les autres apparaissent plus tardivement dans la vie, après une période de règles normales, et répondent généralement à une maladie gynécologique.

Chez les adolescentes et les jeunes filles

Ces douleurs apparaissent lors des toutes premières règles. Les symptômes peuvent en être très violents, avec des crampes dans le bas du dos et l’intérieur des cuisses, avec des nausées, des vomissements, des diarrhées, des maux de têtes et des vertiges.

On en connaît encore mal la cause. On sait qu’il existe des familles “à règles douloureuses”. La génétique est peut-être en cause, mais ce n’est pas démontré. Les gynécologues évoquent aussi la possibilité d’un col de l’utérus insuffisamment ouvert. Le flux menstruel aurait mécaniquement des difficultés à s’évacuer. Le col, trop résistant, provoquerait les douleurs et le malaise. Une théorie appuyée sur le fait que ces dysménorrhées primaires, disparaissent, la plupart du temps, après le premier accouchement. Le gynécologue devra donc rassurer sa jeune patiente : cela disparaît avec le temps et avec le premier bébé.

Les traitements

Après avoir fait pratiquer un examen, pour éventuellement détecter une maladie spécifique à l’origine des règles douloureuses, le médecin pourra vous prescrire un traitement.

> Des antalgiques (paracétamol…). Ils ne sont pas très efficaces en cas de douleurs et de malaise intense.

> Des anti-inflammatoires. C’est ce qui marche le mieux. En effet, les dysménorrhées primaires sont liées à la libération de prostaglandines (une molécule qui servirait de médiateur cellulaire, au cours de certains processus, comme les contractions utérines ou les réactions inflammatoires). Les anti-prostaglandines sont donc efficaces. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens ont la faculté d’entraver la formation des prostaglandines (ibuprofène…). A condition que la jeune fille puisse les supporter. Ils entraînent parfois des douleurs à l’estomac.

> La pilule. La pilule contraceptive provoquant des cycles artificiels, des règles moins abondantes, peut être un très bon traitement pour les jeunes filles. Le contraceptif oral empêche l’ovulation, mais réduit également la production de prostaglandines. Il est même possible de prendre une pilule contraceptive en continu, ce qui évite, purement et simplement, d’avoir ses règles. Le médecin saura prescrire la pilule la mieux adaptée à l’adolescente.

Chez les femmes plus âgées

Les dysménorrhées secondaires doivent toujours être prises au sérieux. Elles apparaissent à tout âge après une période de règles normales. Elles peuvent être liées à une maladie gynécologique.

Les règles douloureuses peuvent avoir pour cause une endométriose (la paroi qui recouvre l’intérieur de l’utérus se balade et se retrouve dans d’autres endroits de l’abdomen, provoquant des douleurs cycliques).

Il peut également s’agir d’un fibrome (une tumeur bénigne du muscle utérin, très fréquente, qui atteint une femme sur deux après 40 ans). Les causes de ces dysménorrhées secondaires peuvent provenir également de polypes, ou d’une infection.

Les solutions

Le traitement de ces dysménorrhées secondaires, consistera à traiter la cause, c’est à dire la pathologie responsable des douleurs. Le médecin devra donc procéder à un examen approfondi pour découvrir la maladie responsable.

Attention : Lorsque des dysménorrhées apparaissent après 25 ou 30 ans, il faut absolument aller consulter un médecin généraliste ou un gynécologue. Toute automédication est alors à proscrire.

Des conseils alimentaires

Certains spécialistes estiment qu’une alimentation riche en oméga-3 (des acides gras que l’on trouve en grande quantité dans certains poissons gras, le lin, la noix ou le colza), peut réduire ce problème de règles douloureuses, et cela, grâce à leur activité anti-inflammatoire. Il est donc conseillé de :

> Réduire sa consommation de sucres raffinés. Les sucres entraînent une surproduction d’insuline qui favorise la production de prostaglandines pro-inflammatoires.

> Consommer davantage de poissons gras (maquereau, saumon, hareng, sardines…) qui contiennent beaucoup d’oméga-3.

> Manger moins de margarine et de graisses végétales.

> Manger moins de viandes rouges qui contiennent un acide gras à la source des prostaglandines.

> Vérifier avec un nutritionniste qu’il n’y a pas de carence en vitamine C, en vitamine B6 ou en magnésium. Ces micro-nutriments sont indispensables au métabolisme des prostaglandines.

> Éviter le café lors des douleurs.

Éviter le stress

Rien ne montre que des causes d’ordre psychologique, puissent être la l’origine des dysménorrhées. Cependant, on sait que le stress est un facteur aggravant. En effet, les hormones du stress (adrénaline et cortisol) entraînent la production de prostaglandines pro-inflammatoires. On peut alors recommander des méthodes de relaxation, comme la massothérapie ou le yoga.

Autres petits conseils

Ce sont des méthodes de grand-mère qui peuvent agir contre les règles douloureuses. Elles ne remplacent pas les effets d’un traitement médicamenteux ou contraceptif, mais elles peuvent aider à passer les moments les plus désagréables :

> Placer une bouillotte* sur le ventre ou sur le dos.

> Prendre un bain ou une douche chaude.

> Faire de l’exercice, des étirements, de la marche.

> Tenter d’éviter les situations stressantes lorsque les règles approchent.

* Une bouillotte est un récipient étanche servant à contenir de l’eau chaude, généralement utilisé pour tenir une personne au chaud, notamment lorsque celle-ci est dans son lit ou malade. Elle peut être utilisée simplement pour réchauffer le lit avant de se coucher.

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