11192018Headline:

Les spécialistes en charge du traitement du cancer, notamment celui du sein, classé premier chez la femme ; De nouveaux spécialistes déjà à Abidjan.

Les spécialistes en charge du traitement du cancer, notamment celui du sein, classé premier chez la femme, sont en nombre insuffisant. Le nombre de ces personnels soignants va augmenter avec l’ouverture d’une formation spécialisée à la faculté des Sciences médicales de l’université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan.

Le sémiologue Apollinaire Horo, professeur titulaire de gynécologie, a donné l’information au cours d’une présentation dans un hôtel à Marcory, mercredi. L’expert en soins des pathologies cancéreuses avait à ses côtés, à cette occasion, les professeurs Bony Serge, président de la Société de gynécologie et obstétrique de Côte d’Ivoire (Sogoci), et Adoubi Innocent, directeur du Programme national de lutte contre le cancer (Pnlca). Dans son exposé, il a fait savoir que la formation concerne les médecins spécialistes, les radiologues, les gynécologues, les oncologues, etc.

Les cours, à l’en croire, vont durer 4 semestres. La participation se fait sur recrutement avec dépôt de dossier comprenant une lettre de motivation. L’objectif de cette formation, selon lui, est d’augmenter le nombre critique de spécialistes pour mieux organiser les soins et offrir une prise en charge efficiente aux patients. « La prise en charge de cette maladie chronique est très codifiée. C’est-à-dire qu’un médecin qui sort fraîchement de l’école de médecine ou d’une école de spécialité a des difficultés pour prendre en charge les malades », a expliqué le sémiologue. C’est pourquoi, a-t-il ajouté, cette spécialisation est nécessaire pour permettre aux personnels en charge des soins du cancer d’avoir de bons réflexes dans la prise en charge de la maladie.

Il faut rappeler que la Côte d’Ivoire enregistre 15 000 nouveaux cas de cancer, dont 8000 cas chez les femmes, avec un âge moyen de 47 ans. 75% des cas sont malheureusement découverts en phase terminale, avec une mortalité élevée. Grâce au Pnlca qui initie des activités promotionnelles, préventives, curatives et de recherches, 1.500.000 personnes ont pu être sensibilisées à la prévention des cancers du sein et du col de l’utérus. 16 000 jeunes filles ont été vaccinées contre le Human papilloma virus (Hpv), qui, dans de nombreux cas, est à l’origine du cancer du col de l’utérus. 50.000 femmes ont été également dépistées des cancers du col de l’utérus et du sein dans plusieurs districts du pays. Depuis 2016, en vue d’augmenter le nombre de spécialistes dans ce domaine, un diplôme d’oncologie médicale a été mis en place Aussi, 300 prestataires des agents de santé ont été formés pour une meilleure prise en charge des cancers.

Marcelle AKA

 

afrikmag.com

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