10162021Headline:

Madagascar: des cas de peste pulmonaire dans la capitale

À Madagascar, la peste pulmonaire a fait sa réapparition dans la province de la capitale, Antananarivo. Du 25 au 30 août, sept personnes dont une fillette sont décédées de cette maladie, d’après le ministère de la Santé. La dernière épidémie remonte à 2017.

Sept décès successifs en moins d’une semaine à cause d’une prise en charge tardive. Trois personnes sont mortes à l’hôpital, les quatre autres sont des décès communautaires, ce qui signifie que la maladie a été détectée post mortem, ce qui aurait causé sa propagation.

C’est ce qu’indique une source au sein du ministère de la Santé publique. Les cas de peste pulmonaire se concentrent dans une commune de la région de l’Itasy, dans le district d’Arivonimamo, non loin de la capitale, au centre de l’île. Vingt-deux personnes positives sont actuellement traitées dans des centres de santé de la localité.

La maladie, mortelle, est curable si traitée à temps et les médicaments sont gratuits. Les symptômes de la peste pulmonaire ressemblent à ceux du Covid (toux, difficultés respiratoires…) La maladie, très contagieuse, se contracte d’abord par la puce infectée du rat. On parle à ce stade de peste bubonique. 

Lorsque, dans une propagation secondaire, elle atteint les poumons, on parle alors de peste pulmonaire. Elle se transmet également d’être humain à être humain par voie aérienne (crachat, expectorations, gouttelettes microscopiques…). Cette deuxième forme est beaucoup plus létale que la première.

La commune contaminée a été mise en quarantaine par les autorités. Des barrages sanitaires ont aussi été mis en place autour de plusieurs villages aux alentours, précise encore cette source au sein du ministère de la Santé.

La peste est une maladie endémique, à Madagascar, qui réapparaît tous les ans. Le pays compte 75% des cas mondiaux reportés à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), indique l’Institut Pasteur.

La dernière épidémie de peste remonte à 2017, d’une ampleur que le pays n’avait pas connue, depuis une vingtaine d’années avec près de 2 500 cas détectés à Tamatave, sur la côte Est. Dans la capitale, entre le mois d’août et novembre, la maladie avait fait plus de 200 morts.

Rfi

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