01282022Headline:

Burkina Faso / coup d’état manqué : ce qui s’est réellement passé

Plusieurs militaires ont tenté un coup de force hier à Ouagadougou. « L’information provient du parquet militaire, relate le quotidien Le Pays. Huit militaires ont été interpelés et auditionnés. Le cerveau de cette bande, qui projetait de déstabiliser les institutions de la République, serait un lieutenant-colonel répondant au nom de Emmanuel Zoungrana, ex-chef de corps du 12e régiment d’infanterie commando et commandant du secteur Ouest du groupement des forces de sécurisation du Nord. (…) Il fomentait (donc) un coup d’État contre le régime du président Roch Marc Christian Kaboré. Bien des observateurs le redoutaient, pointe Le Pays, et ce, depuis le drame d’Inata, le 14 novembre dernier, qui avait mis à nu de graves dysfonctionnements au sein de nos forces armées, au point que certains, par calculs politiques, n’hésitaient pas à demander à l’armée de prendre ses responsabilités pendant que d’autres acteurs de la société civile appelaient ouvertement au départ du chef de l’État qu’ils accusaient à tort ou à raison d’impéritie. »

En tout cas, relève le quotidien ouagalais, il faut absolument éviter la contagion malienne : « veiller à ce que les colonels du Mali acceptent un calendrier acceptable, passer le témoin à des civils et dissuader de plus en plus les entrées tonitruantes de l’armée dans l’arène politique, c’est conjurer le cas malien, et subsidiairement guinéen, pour décourager les militaires et les convaincre que leur place est plus que jamais dans les casernes et, à l’heure actuelle, face aux terroristes. Le Burkina Faso, malgré sa situation difficile, n’a pas besoin d’un coup d’Etat pour s’en sortir, conclut Aujourd’hui. Mais il lui faut ses militaires et les civils ensemble pour vaincre ceux qui sont en train de l’encercler.

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