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Abidjan/ Grève des chauffeurs de taxi-compteurs : les tirs de gaz lacrymogène et chasse à l’ homme à Port-bouet

Malgré la suspension du mot d’ordre de grèves, certains chauffeurs de taxi-compteurs manifestent encore ce jour à Abidjan.

Mardi 2 novembre 2021, autour 7h , un détachement important de policiers a gazé pendant des heures les manifestants de taxis-compteurs « refugiés » à l’abattoir de Port-Bouët, qui ont organisé une grève, au prétexte que les taxis « Yango et Uber » leur font une concurrence déloyale, rapporte un confrère sur place.

La commune de Port Bouet, dans le district d’Abidjan, était paralysée, ce matin, vers 7h et 8h. Cette manifestation des conducteurs de taxis-compteurs d’Abidjan a eu lieu, à l’abattoir de Port Bouet, en face de l’hôpital général de ladite commune.

En effet, autour de 7, un important détachement de policiers était dans les lieux pour disperser toute manifestation que projetaient les conducteurs de taxis- compteurs. Ceux-ci depuis quelques jours estiment que leurs « concurrents Yango et Uber » leur font la part belle au niveau des tarifs et de la clientèle. L’association des conducteurs de taxi compteurs affirme qu’il ne paie pas de taxes à l’Etat et leur font une concurrence déloyale. Un fait qu’ils dénoncent vigoureusement auprès des autorités du pays.

Ces policiers éparpillés sur tout le long de l’abattoir ont empêché ces manifestants, qui ne sont rien d’autres que les conducteurs de taxi-compteurs, de prospérer dans leurs revendications en installant sur les voies et autres endroits de la commune des pneus ou s’en prendre à d’autres taxis. Pendant plus de 3 heures du temps, ils ont gazé les manifestants, qui ont dû prendre la poudre d’escampette pour se retirer dans les habitations de l’abattoir de Port-Bouët.

Dans les environs de cet abattoir, personne n’osait passer de peur d’avoir les yeux larmoyés. Pourtant, en face se trouve l’hôpital général de la commune, où des malades souffrent et y sont…Ces gaz lacrymogènes utilisés, à tout vent, par les policiers ne permettraient-ils pas de créer encore des problèmes de santé, à des personnes, déjà, malades ?

Sapel

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