01182019Headline:

Abidjan: La communauté des Atchan et Tchagba réunie au sein d’un bureau exécutif disent être victimes d’un harcèlement du pouvoir.

-La communauté des Atchan et Tchagba réunie au sein d’un bureau exécutif disent être victimes d’un harcèlement du pouvoir  d’Abidjan depuis les six (6) derniers mois.

Le bureau exécutif des Atchan-Tchagba lors d’une rencontre hier vendredi 11 janvier 2019 a dénoncé des agissements du pouvoir ’Abidjan visant à jeter un discrédit sur leur communauté.

Dans une déclaration transmise à KOACI, le bureau exécutif des Atchan-Tchagba part de quatre faits qui expliquent le harcèlement subit par leur communauté.

« Le premier fait concerne monsieur Noël Akossi Bendjo, le deuxième fait concerne la communauté villageoise d’Anono où le mardi 2 octobre 2018, il y a eu de violents affrontements entre les villageois d’Anono, et plus de 400 gendarmes, le troisième fait concerne le village d’Abidjan-Adjamé où le vendredi 7 septembre 2018, il y a eu de violents affrontements entre les populations d’Adjamé village et un détachement des forces de l’ordre qui étaient sensées encadrer la manifestation lancée contre une décision des autorités de déguerpir une partie importante des riverains situés sur l’emprise où doit passer le 4ème pont d’Abidjan, dont les travaux ont été lancés en juillet 2018 et le quatrième cas concerne l’honorable député Jacques Gabriel Ehouo, déclaré vainqueur par la CEI, et confirmé par la chambre administrative au terme du scrutin municipal du samedi 13 octobre 2018 dans la commune du Plateau, monsieur Jacques Gabriel Ehouo n’a pu être installé le 13 décembre 2018, pour cause d’incendie déclaré dans les locaux de la mairie du Plateau » fait remarquer le bureau exécutif 
.
Les Tchaman-Tchagba, constatent avec consternation et profonde amertume que la communauté Atchan vit une situation qui selon eux, si l’on ne prend garde, risque de provoquer selon eux, de graves et lourdes conséquences pour la paix, la stabilité et la cohésion sociale  dans les villages Tchaman en premier lieu, avant de créer un effet de contagion sur l’ensemble du territoire national.

« Les membres de la génération Tchagba issus des 60 villages Tchaman dénoncent l’attitude de l’État quant à ses engagements vis-à-vis du peuple Atchan, propriétaire terrien de la capitale économique Abidjan, assujetti à une exploitation abusive de la part de l’État au mépris des protocoles d’accord signés, dont les plus anciens remontent du temps de la colonisation. À l’instar des grandes métropoles ,Abidjan  est très consommatrice d’espace. À titre d’exemple, le territoire de Cocody, élevé au statut de commune en 1980, est passé de quelque 300 hectares urbanisés en 1960, à plus de 8.000 hectares aujourd’hui, pris sur les terroirs de six villages Tchaman. Non sans vouloir s’opposer au programme de développement initié par l’État, notamment concernant les infrastructures, le peuple Atchan souhaite être associé en amont dans la phase d’élaboration de ces projets, en vue de lui donner des outils pour expliquer lesdits projets, et sensibiliser davantage nos populations », peut-on lire dans la déclaration.

Jean Chresus

koaci.com

Comments

comments

What Next?

Recent Articles

Leave a Reply

Submit Comment