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Affaire Tia Israël: une publication contredit ce Jeudi le communiqué du général de corps de l’armée

Un « témoin des faits, juste après l’accident et des auditions faites par les enquêteurs de la Gendarmerie », a, dans une publication, contredit, ce jeudi 23 septembre 2021, le communiqué du Général de Corps d’Armée Alexandre Apalo Touré, Commandant Supérieur de la Gendarmerie Nationale, relativement à l’affaire ‘’Tia Israël’’, l’étudiant interpellé, dans la nuit du 18 au 19 septembre 2021, avant d’être « projeté hors du véhicule » des gendarmes.

« Je me réveille tôt ce matin et je vois ce communiqué officiel de l’organe de communication digitale de la Gendarmerie, signé du Commandement Supérieur.

Ce récit est contraire à ce que la victime a dit.

D’abord ce sont ses camarades étudiants de la cité universitaire de la riviera 2 qui ont porté assistance à la victime (leur camarade) lorsque l’accident s’est produit à 5 mètres du restaurant poulet show de la Riviera 2, lorsqu’il était couché juste après l’accident sur la route, et qui ont appelé les pompiers pour le secourir et le transporter à l’hôpital (aux urgences du Chu d’Angré où il fût préalablement admis), ont également fait appel au service constat du commissariat du 18ème arrondissement et ont accompagné l’étudiant TIA Israël dans l’ambulance au Chu d’Angré, précisément aux urgences, et payé les premiers actes de soins, de même que les ordonnances, avec le concours de l’ami de ma dame qui l’a heurté.
Ensuite, cette version selon laquelle l’étudiant a sauté n’est pas vrai, l’étudiant a affirmé avoir été relâché brusquement et violemment et ne s’est plus souvenu de la suite, si ce n’est que lorsqu’il s’est retrouvé accidenté, voyant une foule autour de lui et entendant des gens parlés. Et cela, il l’a dit devant les 2 gendarmes venus écouter la victime hier autour de 13H, dans le cadre d’une présumée enquête, menée en interne par ma gendarmerie. Ce n’est donc pas ce que la victime a dit. Il n’a aucunement affirmé avoir sauté, non.

À l’opinion publique, vous pouvez aussi vérifier dans le rapport de constat des agents de police du service constat du commissariat du 18ème arrondissement la version de la dame qui l’a heurté. Pour une fois, arrêtons la fuite de responsabilité et assumons nos actes.

Si vous dites que le port de tenue trehi est illégal, il est selon moi, plutôt illégale, l’attitude de déshumanisation par les membres de l’équipage du véhicule, à l’égard de l’étudiant TIA, déjà depuis le carrefour garage (Pharmacie Saint Athanase) jusqu’aux feux tricolores (presque) de la pharmacie de la Riviera 2.

Ils ont manifestement commis des actes attentatoires aux droits humains, et cela en présence de plusieurs témoins, dont certains furent écoutés hier Mercredi vers 17H par vos enquêteurs, à la Cité Universitaire de la Riviera 2.
Je suis d’accord que la Gendarmerie Nationale vienne ce jour au chevet du malade pour le réconforter avec une assistance morale et financière ; mais il faut restituer la vérité des faits. J’affirme de manière péremptoire que cette version n’est pas celle donnée par la victime et je souhaite vivement que la vérité soit sue et dite.

Nous aimons la Gendarmerie car c’est un corps d’élite et qui a pour mission, la protection des personnes et des biens ; mais lorsqu’il y’a des dérives ou maladresses de certains des leurs, il faut avoir le courage de le dire, même si cela peut contribuer à salir l’image de l’Institution Gendarmerie; c’est bien plus la leçon à tirer et l’humanisme qui doivent nous guider.

Enfin, je souhaite que les enquêtes à tous les niveaux soient faites, par les instances judiciaires compétentes, et que les responsables de cet acte soient recherchés, identifiés, et répondent de leurs actes.

Je félicite la haute hiérarchie de la Gendarmerie, particulièrement le Commandant Supérieur pour les démarches entamées, espérant que la Lumière soit sérieusement faite et dans la vérité, afin que cela n’arrive plus à un autre citoyen lambda.

Vos éléments ont été, selon le témoignage émouvant de la victime, de violation de consignes, de mise en danger de vie d’autrui, de coups et blessures volontaires et cela, je le répète, notre camarade de lutte TIA Israël l’a bien signifié à l’agent enquêteur DAGNOGO de la Brigade de gendarmerie de Cocody, en notre présence et sous nos yeux.
Il faut également et surtout, que la victime reçoive une indemnisation à la hauteur du préjudice subi.

La vie humaine est sacrée et mérite d’être protégée. C’est très révoltant ce que vous dites, Gendarmerie Nationale.

Je fus et suis témoin et j’ai dit ma part de vérité.

NB : Peut-être qu’après cette publication contradictoire, dont je suis auteur, je serais arrêté et ma liberté mise sous l’éteignoir ; mais la constitution de mon pays me prescrit une liberté d’expression et d’opinion, et c’est en toute sérénité et avec la conscience en paix que j’apporte ce démenti formel, à toutes fins utiles.

Vous trouverez sur la photo à droite, l’agent enquêteur, venu écouter la victime, et je fus également présent à ce moment précis, avec d’autres camarades étudiants de la Cité Universitaire de la Riviera 2.

Kemi Emeka

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