06152019Headline:

Côte d’Ivoire/ Conflit inter-communautaire: voici le bilan du gouvernement relatif aux affrontements survenus mercredi 15 et jeudi 16 mai 2019 à Béoumi

Le gouvernement vient de rendre le bilan actualisé des affrontements inter-communautaires survenus mercredi 15 et jeudi 16 mai 2019 à Béoumi. Selon son porte-parole, Sidi Touré, ces événements ont débouché sur 11 morts, 108 blessés, 300 déplacés et d’importants dégâts matériels.

« Le bilan actualisé le 20 mai 2019 fait état de 11 personnes décédées, 108 personnes blessées, 300 personnes déplacées et d’importants dégâts matériels», a annoncé Sidi Tiémoko Touré hier, mercredi 22 mai 2019, au palais présidentiel à Abidjan-Plateau, au terme d’un conseil des ministres présidé par le président Alassane Ouattara. A l’origine de ces affrontements, une altercation survenue entre un conducteur de moto-taxi d’origine baoulé et un chauffeur de mini car d’origine malinké. «En vue de ramener la paix et la cohésion sociale entre les différentes communautés, le Conseil a décidé de maintenir pour une durée de deux semaines les unités des forces de sécurité déployées dans le département de Béoumi», a fait savoir M. Touré, soulignant que le gouvernement condamne «avec fermeté» ces violences.

Poursuivant, le ministre de la Communication et des Médias a annoncé la prise en charge par l’État, des frais médicaux de toutes les personnes blessées lors de ces affrontements, le convoyage des dons de vivres et non-vivres aux personnes déplacées et l’assistance aux familles qui ont perdu un membre ainsi qu’aux personnes ayant vu leurs biens détruits.

Dans une déclaration commune mardi 21 mai 2019, les groupes parlementaires Pdci, Rassemblement et Vox Populi ont déploré les événements de Béoumi. Ils ont appelé le gouvernement à se «pencher sérieusement» sur la question sécuritaire du pays. Ils ont également condamné ces affrontements où «des armes lourdes, des armes de guerre ont été utilisées par une partie des protagonistes». Ce qui, selon les parlementaires, pose « le problème crucial du désarmement » sur l’ensemble du pays. Car, avant Béoumi, ont-ils expliqué, une dizaine de localités ivoiriennes a été le théâtre de ces affrontements avec souvent, « l’utilisation d’armes lourdes».

En réponse à ces déclarations, le porte-parole du gouvernement s’est voulu rassurant. « Tous les rapports de police ne mentionne pas d’armes automatiques ou armes de guerre. Il s’agit exclusivement des fusils de chasse traditionnels de calibre 12 qui ont été utilisés lors de ces affrontements. Aucune arme de guerre n’a été utilisée », a insisté M. Touré. Devant l’insistance des hommes de presse, le ministre a persisté : «Il n’y a pas des armes partout. Ponctuellement, quelques armes ont été observées dans le cadre de cette crise. On peut être tenté de vouloir s’alarmer. C’est la suite d’incivilité constatée de part et d’autre». Dans la foulée, il a lancé un appel à l’attention de tous les citoyens pour que les uns et les autres reviennent à de meilleurs sentiments. «Je peux vous rassurer d’une chose, 2020 sera sécurisée. Il ne faut pas qu’on joue à vouloir se faire peur parce que ici et là, il y a quelques poussées de tension», a commenté le ministre.

Le porte-parole du gouvernement a aussi annoncé l’ouverture d’une enquête pour identifier les auteurs ou les acteurs de ces violences. «Le procureur de la République a été activé a l’effet de mener les enquêtes et identifier les auteurs ou les acteurs de ces différents affrontements ou morts d’homme et destruction de biens constatée», a-t-il averti.

Nouvelle Cei : Tout va se clarifier en juillet

La réforme de la Commission électorale indépendante (Cei) est sur les rails, avec le début des discussions depuis janvier dernier à Abidjan. Ce dossier cristallise une partie des tensions entre le pouvoir et l’opposition, avec en ligne de mire la présidentielle de 2020. Pour en avoir une idée nette sur cette question, les journalistes n’ont pas maqué de questionner le porte-parole du gouvernement hier, mercredi 22 mai 2019, à l’issue de la rencontre hebdomadaire du gouvernement. «Ça y est en discussion. Il y a eu des propositions. Le débat est en cours. Le président de la République a donné une échéance. D’ici à juillet, nous aurons la fumée blanche en terme de gouvernance pour les élections en Côte d’Ivoire», a déclaré Sidi Touré.

Début avril dernier, le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly avait émis le vœu de voir les échanges entre les partis politiques et le gouvernement aboutir à des conclusions consensuelles dans le cadre des discussions pour la reforme de la commission électorale indépendante (Cei). «Notre mission est de travailler dans le cadre d’un dialogue constructif et inclusif pour faire émerger des conclusions consensuelles», avait déclaré M. Gon à la Primature, dans son adresse au collectif de 24 partis politiques de l’opposition ivoirienne.

Mais, après deux nouvelles rencontres à huis clos (les 9 et 13 mai) entre le gouvernement et la société civile, portant sur la réforme de la Commission électorale indépendante, le Groupe de plaidoyer et d’action pour une transparence électorale (Gpate) et l’Action pour la promotion des droits de l’Homme (Apdh) ont publié un communiqué pour faire part de leurs réserves, non seulement sur la forme de ces négociations, mais aussi sur le fond des propositions qui ont été présentées par le gouvernement jusqu’à présent.

Le gouvernement, selon des sources, reprendra ces jours-ci ses discussions avec les partis politiques, avant qu’une rencontre tripartite ne soit organisée.

Lire sur linfodrome

Comments

comments

What Next?

Recent Articles

Leave a Reply

Submit Comment