05282020Headline:

Côte d’Ivoire: le COFED demande à Ouattara la libération des détenus de la crise post-électorale face au coronavirus

Le collectif des femmes et parents des détenus de la crise post-électorale a demandé la libération des détenus politiques face au coronavirus.

Cher (es) parents, la planète toute entière vit actuellement au rythme des moyens de jugulation d’une terrible maladie dit COVID-19 ou CORONA VIRUS. Une telle redoutable maladie ne fait acception, ni de race, ni de conditions sociales ou religieuses.
Cependant, sa rapide expansion a suggéré à tous les dirigeants de ce monde des gestes barrières dont, entre autres, la distanciation des personnes.

L’ONU, de son côté, a instamment instruit tous les dirigeants de cette planète à décongestionner, dans les plus brefs délais, les prisons où la naturelle promiscuité constitue un facteur de vulnérabilité important à cette terrible maladie. La situation des prisonniers d’un certain âge (55ans et plus), et ceux souffrant de graves pathologies chroniques a fait l’objet d’une attention. Sur ceux le COFED a observé, avec bonheur, que dans des pays autour de nous, l’élargissement pressant de «grands prisonniers» dont l’ancien chef d’état tchadien HISSENE Habre, condamné à perpétuité, détenu au Sénégal, a été prestement examiné.

Concernant notre chère patrie, la Côte d’ivoire, personne n’ignore qu’après la crise postélectorale de 2010-2011, plusieurs centaines de militaires et de civils ont été emprisonnés dans toutes les prisons sur l’ensemble du territoire. Comme on le voit, cela fait bientôt 9 ans que ces chefs de famille croupissent dans ces prisons. Pour sa part, le collectif de femmes des détenus politique qui dénombre encore plus de 60 des leurs, avait espéré que les gouvernants ivoiriens se seraient hâtés de saisir au bond, ne serait-ce que l’appel au décongestionnant des différents lieux carcéraux pour restituer enfin leur liberté à leurs parents, ce, avec les effets induits de l’impulsion de la réconciliation et de la lutte existentielle conjuguée contre le Covid-19. Malheureusement, la dernière mesure de grâce en date du 8 avril 2020 ne s’est pas démarquée des précédentes ainsi que la loi d’amnistie du 6 août 2018.

Cependant, le COFED n’ose pas croire qu’une détention ad vitam aeternam de leurs parents, même en présence d’un virus mortifère, soit le meilleur moyen d’œuvrer à la réconciliation des ivoiriens, en tout cas au mieux-être de toutes les composantes de cette nation. C’est en cela que le COFED demeure confiant de voir les dirigeants de la Côte d’ivoire se raviser, en présence de ce fléau qui, en lui seul, justifie amplement la libération de tous les prisonniers politiques, civils et militaires, sauf si le vœu de les livrer délibérément à la mort a été fait.
Or, le COFED ne saurait humainement s’imaginer que les dirigeants ivoiriens pourraient tirer un quelconque profit à une interminable et inutile détention des leurs.

Au regard de ce qui précède , le COFED exhorte le chef de l’État, Monsieur Allassane Ouattara et son gouvernement à prendre la pleine mesure de la gravité toute particulière de cette crise sanitaire, sans précédent connu, d’une part, et surtout les effets induits de cette longue détention sur l’état physique de nos parents afin de prendre, sans tarder, toute mesure leur accordant leur liberté dans les meilleurs délais possibles. Étant les fils d’un même pays, il faut éviter que des situations irréparables se produisent avant d’esquisser des solutions palliative.

En cela, le COFED est fondé à plaider pour la libération des leurs après cette très longue détention.

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