02282021Headline:

Côte d’Ivoire: tribunal, un vigil accusé de vol en procès

Tribunal de Yopougon : accusé de vol, le vigile gagne son procès face au  pasteur | Actualité Ivoire - Infos

L’église des Assemblées de Dieu de Yopougon Nouveau goudron a été victime d’un vol portant sur son matériel de sonorisation. L’ampli, la table de mixage, le clavier, les micros, ont été emportés. Le pasteur, qui estime la valeur des pertes à 2.720.000 francs, a directement accusé le vigile, le nommé Sompohi, 31 ans domicilié à Niangon Lokua, d’être l’auteur de l’infraction. Il est soupçonné de vol de nuit en réunion.

Au parquet, lors de la première audience qui s’est tenue le 8 janvier, le pasteur Martial a déclaré que le vol a été commis dans la nuit du dimanche 27 Décembre 2020. C’est le lendemain, lundi, qu’a été constatée la disparition du matériel. Le vigile Sompohi a été directement indexé. Ce dernier a plaidé non-coupable, se défendant de n’avoir rien vu dans la volatilisation des objets.Vous êtes le seul vigile de l’église ?

Nous sommes deux, répond-t-il à la question de la juge.

Et quel est le temps de chacun ?

Je monte de 18 heures à 6 heures, ensuite le second vigile me remplace.

En voyant qu’il y a un deuxième vigile qui entre en action, la juge renvoie l’audience au vendredi 15 janvier pour comparution de ce dernier. Le deuxième gardien se présente et dans ses déclarations, affirme que le vol a été commis dans la nuit du lundi 28 Décembre au mardi, ce qui est contraire aux propos de l’homme de Dieu qui avait parlé de la nuit du dimanche. Le pasteur passe à la barre, disant qu’il s’était trompé sur la date. Dès lors le doute commence à planer dans la tête des magistrats. Pour la procureure, le délit imputé au vigile accusé n’est pas complètement établi, surtout que l’église a fait appel à un menuisier, avant l’infraction, pour la réparation de ses portes. Qu’est-ce qui prouve que l’artisan ne s’est pas procuré le clone de la clé ? Encore qu’aujourd’hui de nombreux cambrioleurs ont recours à une multitude de fausses clés. Autre question intriguante : le matériel n’aurait-il pas pu être emporté avant même le début de service du prévenu, c’est à dire avant 18 heures ? Autant de questions floues qui emmène le tribunal à déclarer Sompohi non-coupable. Détenu à la MACA depuis le 4 janvier, le jeune homme recouvre la liberté tout en joie.

Operanews

Comments

comments

What Next?

Recent Articles