07162020Headline:

Décès d’Erikson le zoulou: Zyta Fleure mère de Dj Jonathan « Je pleure trois fois »

Vous êtes la présidente des artistes ivoiriens résidant à Londres mais aussi la mère de Jonathan, un Dj disparu trop tôt, rendu célèbre par la chanson d’Arafat Dj et aussi d’Erikson le zoulou. Qui était réellement Jonathan ?
DJ Jonathan, paix à son âme (elle fond en sanglots avant de se reprendre) était mon premier enfant, l’aîné de mes deux filles, toutes chanteuses ici à Londres. Son père, N’deck Jim Sam d’origine camerounaise, était musicien, guitariste émérite. Nous nous sommes rencontrés à Yopougon Sogephia. Nous avons participé au tout premier concours de chants organisé par Radio Côte d’Ivoire au studio Paul Améwé. J’en ai été d’ailleurs la gagnante.

Pourquoi ses amis l’ont tant pleuré ?
Jonathan était un DJ très talentueux, très poli et gentil. Il a ainsi marqué ses amis mais, les conditions de sa mort le sont pour beaucoup dans les hommages.Il devait venir me rejoindre à Londres. Le projet initial était qu’il vienne avec son père pour que nous reprenions notre vie de famille mais aussi d’artistes. Nous deux chanteurs, son père musicien et arrangeur. C’est pendant la préparation du voyage que son père va décéder des suites d’un empoisonnement. Tragique. (Elle coule encore des larmes). Mais plus tragique encore sera la suite. La veille de son arrivée, alors que je m’apprêtais à aller le chercher à l’aéroport, j’apprends que Jonathan est mort, tué par un chauffard. Nous avions même parlé au téléphone peu avant sa mort. Nous étions excités à l’idée de nous retrouver. Terrible.

Vraiment terrible!
Depuis ce jour, une partie de moi est partie. Mon rêve de me retrouver avec ceux que j’aime le plus au monde s’est effondré en quelques jours. Je ne souhaite à aucun parent la perte d’un enfant. C’est atroce de perdre son enfant. Ma vie depuis ce jour du 22 février 2003 a basculé. Jusqu’aujourd’hui, je ne suis plus la même. En voyant plus tard Dj Arafat et Erickson le zoulu ses amis célébrer Jonathan, j’étais heureuse. Leurs morceaux m’ont beaucoup réconfortée. Hélas, eux aussi sont partis. Que leurs âmes reposent en paix. Si je n’avais pas rencontré Dieu, je pense que je n’allais pas survivre à la mort de mon Bébé Jonathan.

Pouvez-vous rappeler vos débuts et les grandes étapes de votre carrière ?
Après avoir gagné le concours de chants de Radio Côte d’Ivoire en 1980, Sam et moi sommes allés au Ghana avec un producteur qui m’avait découverte à l’émission, pour enregistrer mon premier album intitulé Awouassa n’kenawoussawou (en bété ça veut dire, je n’envie personne ). L’album a été un réel succès. Dans les années 81-83, a suivi l’album zouzou boubo qui veux dire hommage aux ancêtres.Il faut dire que le don du chant, je l’ai hérité de mon père qui était un grand chansonnier et grand danseur de Guiberoua. Je l’ai légué aussi à mes enfants. Mes deux filles chantent ici à Londres.

Et vous-même ?
Je continue mes activités musicales mais je fais du Gospel, parce que je suis maintenant chrétienne, née de nouveau. En 2007, j’ai participé au concours de chants X factor (X factor est une émission concours diffusée sur plusieurs chaînes télé européennes. ) ici au Royaumes uni. Je suis arrivée en demi-finale. Je chante dans des églises, beaucoup dans les églises. On m’y invite régulièrement. J’aide aussi les autres artistes. En ce moment, nous préparons le concert du chantre Nestor David prévu le 29 février.

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