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Déguerpis d’Ebimpé 1088 familles à la rue depuis plus de 2 ans: une marche prévue mardi devant l’Ambassade de France

Depuis bientôt trois ans, les populations déguerpies du site abritant le tout nouveau Stade Olympique d’Ebimpé, dorment à belle étoile, dans des conditions inimaginables. Par plusieurs actions, celles-ci attendent d’être relocalisées ou dédommagées. Au nombre de 1.088, ces hommes, femmes ne savent plus à quel saint se vouer.

Toutes leurs démarches sont restées infructueuses. Balancés entre le ministère de la Construction et celui des Sports, les riverains déguerpis de la périphérie du stade crient leur désarroi et leur amertume. Excédés, ils veulent se faire entendre par tous les moyens. Alors que la livraison s’annonce à grands pas, le stade Olympique risque de ne pas être remis dans les délais, si l’on s’en tient au ras-le-bol des déguerpis. « Tant que rien ne sera fait pour nous, aucun match ne sera livré ici. Nous avions nos maisons, nos terrains et aujourd’hui, nos familles dorment dans des conditions exécrables, nous disons non ! » Ont-ils menacé hier au cours d’un rassemblement sur le site. « Nous allons aller manifester devant l’Ambassade de France, le mardi 19 novembre afin que l’Ambassadeur de France écoute nos cris de douleur et parte intercéder pour nous auprès du président de la République » menacent-ils.

Selon Ada Doffou Jonas, notable du village d’Ebimpé, qui avait à ses côtés le député sous-préfecture et commune d’Anyama, Adama Sylla « Cela fait plus de deux ans que nous dormons à la belle étoile car nos maisons ont été détruites. Cela fait deux ans que nos enfants ne vont pas à l’école. Nous avons tout perdu parce que le gouvernement refuse de nous recaser comme il l’a promis ». Et le porte-parole de la chefferie d’Ebimpé, d’expliquer « l’Etat de Côte d’Ivoire à travers les ministères de la Construction et des sports, a décidé de recaser les déguerpis de la périphérie du stade Olympique après que des multinationales ont exigé que la périphérie du stade soit véritablement dédiée au stade avec la construction d’autres infrastructures sportives. C’est ainsi que le gouvernement a rasé les maisons qui sont aux alentours, promettant de dédommager les acquéreurs. Mais après plusieurs actions entreprises, le gouvernement a finalement décidé de les recaser sur un nouveau lotissement. « En septembre 2019, le directeur de Cabinet Henry Djoman et le DGUF Alexandre Kouamé du ministère de la Construction sont venus rencontrer le chef du village afin de solliciter auprès de lui, une parcelle de terrain de 100 ha en vue de recaser les déguerpis.

Vu l’urgence et la souffrance des déguerpis, au bout de quelques jours, le chef central avec la collaboration de ses notables, ont trouvé un site de 118ha. Un travail a été fait pour délimiter et valoriser ledit site. Une visite de terrain a même été faite avec les autorités pour constater de l’effectivité de l’existence du nouveau site » Ada Doffou accuse l’Etat de ne pas vouloir payer les droits coutumiers : « depuis cette visite rien n’est fait pour purger le droit coutumier des villageois qui ont cédé leur parcelle ». Selon lui, l’Etat refuse de payer les droits coutumiers pour que les populations puissent être relocalisées.

GOR Tv

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