06202019Headline:

Inspiration/ N’Sikan : l’histoire méconnue d’un apprenti-mécanicien devenu milliardaire et PDG de UTB

Né d’un père paysan, Baoulé de père et Tagbana de mère, Kouamé Konan N’Sikan n’a pas eu la chance de faire les bancs. Son père étant paysan de profession, il l’aidait dans les travaux champêtres jusqu’à l’âge de 15 ans où il décide de faire lui-même ses buttes de tubercules. Face aux soucis des travaux forcés, N’Sikan se trouva dans l’obligation de se rendre dans sa famille paternelle à Katiola au nord de la Côte d’Ivoire.

Ce qui fût le début de toute histoire de sa vie.

A son arrivée dans ladite ville du Nord, il commençât par la culture du riz dont les recettes lui permettait de s’en acheter des poussins qu’il élevait afin d’en tirer profit. N’Sikan s’approchait donc à son bonheur dont nous voyons aujourd’hui. Car, il se débrouillait d’activités en activités afin de se faire des bénéfices.

La vie N’Sikan commencera à s’accélérer avec le soutien de son aîné, Kouamé N’Zué Jérôme, qui lui met à sa disposition une caisse lui servant de vente de cigarettes.

Inscrit par la suite en classe de CP2 dans une école catholique malgré son âge avancé, il arrêta très tôt les études pour une histoire de jugement supplétif. Une affaire qui marquera à jamais le grand homme. Comme un combattant déterminé, son frère aîné qui travaillait à l’époque à la CFAO de Bouaké, lui ouvre une boutique. De 1954 à 1957, N’Sikan fût inscrit dans le domaine mécanique où il exerçait en qualité d’apprenti-mécanicien.

Après le décès de son frère aîné en 1957, il décide donc de revenir dans le domaine de commerce. Celui de la revente de produits. Ce qui n’a pas été facile car illettré, il trouve des difficultés avec des blancs dans ces opérations financières.

Le destin de N’Sikan était déjà tracé.

Peu après sa déception, il fit la connaissance de Jean Abil Gal, sur qui il prenait exemple, car un homme d’affaires prospére.

Les premiers pas de N’Sikan dans le domaine des transports se firent dans les années 60 avec la mise en place d’un grumier d’un coût de plus de 7 Millions de FCFA mais cela à coups de privations. Ce grumier servait de transport des grumes sur la ligne Duékoué-Abidjan.

UTB, une compagnie née à la suite d’une frustration.

En effet, victime de frustration, N’Sikan décide enfin de poursuivre seul son chemin. Sur conseils avisés de son feu petit frère Kouamé Agba, N’Sikan lance cette activité en 1984 avec trois cars. Il décide donc de mettre tout son dernier fonds dans la création de la compagnie UTB à Bouaké où fût crée la première gare de ladite compagnie. Aujourd’hui, cette compagnie de transport routière, emploie plus de 700 personnes aujourd’hui.

Ce monsieur etait d’une generosite sans partage il a fait des dons lors de toutes les crises.
Grand homme du Transport en Côte d’Ivoire repose en paix.

INFOS Ivoiriens d’Abord officiel

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