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Inter: l’ONU et l’UNESCO appellent à se mobiliser pour définitivement abolir l’exploitation humaine

Abidjan – Les chefs de l’ONU et de l’UNESCO ont appelé, vendredi, à se mobiliser pour définitivement abolir l’exploitation humaine à l’occasion de la commémoration de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition.

“En ce 23 août, nous honorons la mémoire des hommes et des femmes qui, en 1791 à Saint-Domingue (aujourd’hui Haïti et République dominicaine), se soulevèrent et ouvrirent la voie de la fin de l’esclavage et de la déshumanisation. À travers eux, c’est devant la mémoire de l’ensemble des victimes de la traite négrière que nous nous inclinons”, a déclaré la directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay.

Pour sa part, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres sur Twitter estime, a l’occasion de cette journée, que “la traite négrière transatlantique a été l’une des manifestations les plus effroyables de la barbarie humaine”, rappelant que “plus de 15 millions de personnes ont été victimes de ce crime odieux pendant plus de 400 ans”.

2019 marque le 25e anniversaire du projet “La Route de l’esclave : résistance, liberté, héritage” de l’UNESCO qui, depuis un quart de siècle, œuvre pour aider les gouvernements, les universités, les médias et les organisations de la société civile à ouvrir ces pages tragiques de notre histoire, combattre l’oubli ou le déni d’un passé documenté par tant d’archives écrites et orales, et faire connaître cet héritage.

Le Ghana célèbre en 2019 son “année du retour” et ses liens historiques avec les diasporas africaines, en relation avec le 400e anniversaire de l’arrivée en 1619 des premiers captifs africains dans la colonie anglaise de Jamestown, aux Etats-Unis.

Des migrants, en 2017, étaient vendus aux enchères comme esclaves en Libye, les faits ayant été rapportés par des journalistes de CNN. L’ONU avait dénoncé une situation “inhumaine”. En l’espace de quelques minutes, ils ont assisté à la vente d’une douzaine de migrants, cédés par des passeurs pour des sommes allant de 500 à 700 dinars libyens (jusqu’à 435 euros). Ces « marchés aux esclaves » se dérouleraient une ou deux fois par mois.

Cette enquête de la chaîne américaine a mis met en lumière les situations d’esclavage auxquelles sont réduits de nombreux migrants qui transitent par la Libye pour gagner l’Italie, porte d’entrée en Europe.

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