08122020Headline:

La première école française de Côte d’Ivoire situées à Élima complètement en ruine

L’image contient peut-être : plein air, texte qui dit ’ICI FUT BATIE LA PREMIERE ECOLE DE COTE D'IVOIRE EN 1882 5-06-1995 28 07 2020’

La première école française de Côte d’Ivoire située à Elima (Sur la colline, en langue Bétibé), dans le département d’Adiaké, au bord de la lagune Aby, est tombée complètement en ruine, a appris AbidjanTV.Net suite à une visite du site par le confrère l’AIP .

De cette école créée en 1882 par Arthur Verdier, un colonisateur français, il ne reste que quelques poteaux et un petit pan de mur. En lieu et place, ce sont de gros arbres qui y ont poussé.

“C’était une très belle école”, explique Assohoun Ahico, conservateur et fils du village d’Elima. C’est en 1970 qu’un individu du nom de Sandoko est arrivé et a enlevé toute les toitures de tous les bâtiments construits par Arthur verdier»

« Il y avait deux grandes classes, avec de très jolis tables-bancs. La première année, il y a eu quelques élèves et la seconde année 28 », a révélé M. Assohoun, visiblement ému par un tel gâchis. Il a indiqué que les différents emplacements du bureau du maître et celui des élèves.

Cette école fut fermée puis rouverte en 1887 avec comme instituteur Fritz-Emile Jeand’heur venu d’Algérie. En 1890, elle a été transférée à Assinie compte tenu du de l’importance de cette cité à l’époque.

« Toutes les initiatives nationales et internationales de réhabilitation de cette école sont restées sans suite », révèle amer, Assohoun. A cette allure, l’école ivoirienne risque de ne plus avoir d’histoire, a-t-il ajouté.

Il montre la première pierre de la réhabilitation de cette école posée en 1995 par le ministre de l’Education nationale et de la Formation de base d’alors, Pierre Kipré.

De 1890 à 2015, ce village naguère si important est resté sans école primaire, a fait savoir M. Assohoun. Ce n’est qu’en 2015 que des organismes internationaux ont construit une autre école dans ce village. Il regrette qu’Elima ne soit pas devenue une ville universitaire à l’image de Cape Coast au Ghana.

A l’instar de cette école, ce sont toutes les infrastructures laissées par le colonisateur à Elima qui sont en ruine.

Sapel MONE

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