05272022Headline:

Le journaliste Serge Koléa explique comment la mort de son père l’a affecté en 2002

Je n’ai pas vu le corps de papa

Mon père était gendarme à Bouaké quand la crise de 2002 a éclaté. Mon père et mon petit frère (le footballeur de la famille) y ont perdu la vie. Tout comme ma mère, mes sœurs et frères, je n’ai pas vu le corps de papa (ses yeux sont embués de larmes). C’est ma plus grande douleur jusqu’à aujourd’hui.

J’ai eu une adolescence très mouvementée. Un peu turbulant mais j’avais toujours rêvé d’exceller dans le journalisme. Après l’obtention du Bac, J’ai fait d’autres formations avant que je ne décide d’opter pour ce métier que j’ai toujours voulu faire. Alors, en 2002 j’informe papa de ma volonté de faire ce métier et de mon entrée à l’Istc. Il me donne sa bénédiction. C’est dans la même année que papa nous quitte tragiquement de manière atroce (il soupire ).
Papa s’appelait Zadi Koléa. De sorte que quand mon nom (Serge Koléa) est cité au journal télévisé de la RTI dans le lancement de mes reportages, la famille kolea en est fière. Les collègues à mon père gendarmes (la majorité à la retraite) se rappellent de leur défunt collègue ZADI Koléa. Ils me font part de leur satisfaction. Car ils trouvent que par mon travail, j’ai rendu le nom de mon père Koléa encore plus grand. Papa aurait été également heureux de vivre cela. Mais papa est parti avec cette image de cet enfant récalcitrant que j’étais autrefois.”

Serge Pacome Didi-Media Prime

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