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Man : 4996 enseignants volontaires en attente de leur intégration appellent le président Ouattara au secours

En attente depuis 2002, les enseignants volontaires ayant sauvé l’école ivoirienne dans les ex-zones CNO réunis au sein de l’Union des Enseignants Volontaires Omis de Côte d’Ivoire (UDEVO-CI), ont lancé, le samedi 27 avril 2024, à Man, un appel poignant au président Alassane Ouattara pour leur intégration à la Fonction Publique, comme promis le 26 juillet 2018.

Le président de l’Union des Enseignants Volontaires Omis de Côte d’Ivoire (UDEVO-CI), Bamba Lanciné, a lancé, le samedi 27 avril 2024, à Man (capitale du District des Montagnes et chef-lieu de la Région du Tonkpi), lors d’une conférence de presse, un appel désespéré au président de la République, Alassane Ouattara, pour leur intégration à la Fonction Publique. Il demande précisément la réintégration des 2996 enseignants encore en attente, l’insertion professionnelle des 2000 ayant dépassé la limite d’âge, et l’utilisation des 25 millions du plan de sauvetage post-crise.

Soutenu à cette occasion par de nombreux délégués venus des localités membres de cette union, il était en larmes quand il lançait cet appel de désespoir. ‘’Nous sommes des pères et des mères qui avons travaillé d’arrache-pied pour sauver l’école ivoirienne contre vents et marées. Nous possédons toute l’expérience nécessaire pour poursuivre notre mission. En tant que pères et mères, nous appelons à l’aide. Nous voulons que notre situation soit réglée’’, a-t-il souligné.

A l’écouter, le chef de l’Etat reste leur dernier recours. ‘’Nous n’avons plus que le président Alassane Ouattara comme dernier recours. Nous le supplions de tenir ses promesses du 26 juillet 2018. La survie de milliers de familles en dépend’’, a-t-il déclaré.

Depuis belle lurette en 2002, nous avons œuvré pour sauver l’école, évitant ainsi le génocide intellectuel
Il a saisi l’occasion pour rappeler les circonstances dans lesquelles ils sont devenus des enseignants volontaires non sans parler des promesses de leur intégration à la Fonction Publique.

‘’Depuis belle lurette en 2002, nous avons œuvré pour sauver l’école, évitant ainsi le génocide intellectuel. Nous n’avons pas demandé de rémunération à l’époque, motivés par notre volonté de permettre aux enfants des zones concernées de bénéficier de l’éducation. Nous avons tout mis en œuvre pour maintenir l’école à flot pendant cette période’’, a-t-il rappelé.

Puis de faire le point sur la situation des volontaires restant à intégrer. Bamba Lanciné a fait savoir qu’au sein des 10 090 participants au plan de sauvetage de 2002, seuls 2665 et 2429 ont été exceptionnellement intégrés en 2008 et 2012, laissant 4996 dans l’attente.

‘’Si nous avons salué l’intégration de plusieurs de nos collègues, nous sommes profondément attristés par l’oubli de plus de 5000 d’entre nous par la politique d’intégration à la Fonction Publique. Aujourd’hui, parmi ces 4996, 2000 ont dépassé la limite d’âge et 2996, comprenant 1711 instituteurs adjoints, 982 instituteurs ordinaires et 303 professeurs, attendent toujours leur intégration’’, a-t-il expliqué.

Nous avons été consternés de constater que d’autres personnes ont été recrutées lors du recrutement exceptionnel des enseignants, au détriment de ceux d’entre nous qui possédaient une expérience plus étendue.
Bamba Lanciné est convaincu que des influences occultes pourraient être à la base de leur non intégration, alors que le chef de l’État a annoncé à deux reprises leur réintégration avec le soutien de feu Amadou Gon et de feu Cheick Bouakary Fofana. ‘’Nous avons exploré toutes les voies possibles avec les ministres Michel Amani, le Professeur Adama Diawara (ancien chef du Cabinet au MENA), ainsi que les ministres Kandia Camara et Mariatou Koné. À chaque fois, nous avons reçu des assurances quant à la prise en compte de notre situation. Mais nous avons été consternés de constater que d’autres personnes ont été recrutées lors du recrutement exceptionnel des enseignants, au détriment de ceux d’entre nous qui possédaient une expérience plus étendue’’, a-t-il déploré.

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