03052024Headline:

Quand les jeux de société ont la cote.. à la bibliothèque!

L’engouement depuis quelques années pour les jeux de société s’est transposé à l’intérieur des murs de la Bibliothèque Memphrémagog, qui est devenue une destination de choix pour les joueurs qui peuvent s’amuser sans même dépenser un sou.

Si ce service est peut-être méconnu d’une partie de la population, de nombreuses personnes ont pris l’habitude de faire un arrêt à l’établissement du quartier des Tisserands pour y emprunter un jeu. D’autant plus que ce ne sont pas les choix qui manquent puisqu’on y retrouve environ 500 jeux de société, et ce, de tous les genres et pour tous les âges. «Nous avons évidemment tous les classiques comme le Monopoly, mais notre collection est aussi composée de jeux plus récents et recherchés. Certains d’entre eux sont tellement courus qu’il y a parfois des files d’attente! On sait que certains jeux peuvent coûter assez cher, alors c’est une bonne façon de les essayer avant d’en faire l’achat», soutient Françoise Ménard, qui est chef de section Bibliothèque à la Ville de Magog.

Pour faciliter la gestion de cette grande popularité, la Bibliothèque Memphrémagog a décidé de limiter les emprunts à un seul jeu par carte de membre. La durée de l’emprunt est de quatre semaines, mais il est évidemment possible de le rapporter plus tôt… pour en choisir un nouveau! «Après chaque emprunt, nous faisons l’inventaire du jeu afin de s’assurer que toutes les pièces sont là et qu’il est complet. S’il manque quelque chose, on avisera la personne et selon les cas, des frais peuvent s’appliquer, comme lorsqu’un livre est perdu ou endommagé. Heureusement, la très grande majorité des gens sont respectueux du matériel», souligne-t-elle.

Apprendre en s’amusant
En plus d’offrir des heures de plaisir, les jeux de société peuvent avoir un rôle éducatif auprès de la plus jeune clientèle. D’ailleurs, environ 360 jeux à la bibliothèque magogoise ont été ciblés par des orthophonistes comme étant des outils efficaces pour la développement des enfants, que ce soit pour la stimulation du langage oral ou l’éveil à l’écrit, par exemple. «Chaque jeu en question est accompagné d’une fiche explicative qui suggère des pistes d’animation aux parents selon l’objectif choisi. Le tout a été fait par des orthophonistes de l’Université de Trois-Rivières. C’est très bien fait, mais aussi très méconnu dans la population.»

Autre service sous-utilisé, la Bibliothèque Memphrémagog a la chance d’accueillir aux deux semaines une orthophoniste qui offre son expertise gratuitement sur place, et ce, sans même devoir prendre rendez-vous.

«On considère maintenant les bibliothèques comme le troisième lieu, après la maison et le bureau pour les adultes ou l’école pour les enfants. On veut être une destination quotidienne pour les citoyens pour se rencontrer, se ressourcer et même socialiser. C’est fini le temps où les bibliothèques se limitaient aux livres et obligeaient le silence. Évidemment, on n’est pas obligé de crier, mais on peut parler et s’amuser sans se faire avertir!», assure Françoise Ménard.

Autre preuve que les temps ont changé: des jeux vidéo sont également disponibles sur place. Toutefois, il est seulement possible de les essayer sur place sur des ordinateurs et même des consoles de jeu, installés dans des pièces spécialement conçues.

What Next?

Recent Articles