09162019Headline:

Urgent: Simone Datte menacée de mort pour son “activisme”

Simone Datte, présidente du Collectif des femmes et parents des détenus de la crise post electorale (Cofed), au cours d’un point-presse animé le vendredi 6 septembre 2019, à Cocody, a décidé de réagir aux nombreuses menaces de mort ou même d’enlèvements dont elle fait l’objet ces derniers jours. De la part de plusieurs appels de téléphoniques anonymes à travers lesquels les auteurs desdits appels lui reprochent, sur des tons de menaces, de continuer de soutenir qu’il existe encore des prisonniers politiques en détention. Ce, en dépit de la loi d’amnistie prise par Ouattara le 6 août 2018. À en croire la première responsable du Cofed, ces menaces sont autant réelles que les auteurs lui ont intimité l’odre de cesser, sous peine de représailles, d’aborder le sensible dossier des détenus militaires et civils, de la crise post-éiectorale. «Depuis plusieurs jours, mes journées et mêmes mes nuits sont perturbées par des appels de personnes avec des numéros masqués, qui me disent de façon récurrente, je cite : c’est vous qui savez qu’il y a des prisonniers politiques en Côte-d’Ivoire. “Si vous ne cessez pas de faire ce genre de déclarations vous allez le payer cash. Si vous n’y croyez pas, continez vos bêtises”. Fin de citation. Voici les propos de menaces dont je suis assaillie presqu’au quotidien ces derniers temps, après les interviews que nous avons accordéees à une radio allemande, le samedi 24 août 2019 et au quotidien LG Infos, publiée le lundi 5 août 2019, sans oublier le communiqué produit par le Cofed le 2 juillet 2019 », a fait savoir Simone Datte. Soutenant craindre pour intégrité physique, face à ces menaces, la présidente du Cofed dit prendre à témoin l’opinion nationale et internationale, sur les risques qu’elle coure. « Le Cofed voudrait saisir l’opinion nationale et internationale, parce que ma vie est menacée. Dans le même temps, nous dénonçons des pratiques rétrogrades qui contreviennent aux principes élémentaires de la démocratie et de la liberté d’expression. Le Cofed ne fait que dénoncer et mettre sur la place publique, la situation injuste des détenus politiques qui n’a que trop duré. Ce sont ces mêmes menaces qui ont contraint une de mes collaboratrices au Cofed Mme Billaud Mariane, de fuir le pays et se réfugier en Europe », a-t-elle ajouté. Et de conclure qu’en dépit des menaces et intimidations le Cofed ne saurait plier l’échine et entend librement continuer son noble combat pour la mise en liberté de tous les détenus de la crise post-électorale.

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