07132020Headline:

Violence contre les enfants : l’OMS lance un appel

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué, à l’occasion de l’ouverture d’un atelier portant sur la maltraitance des enfants que chaque année, au moins 55 millions d’enfants subissent une forme ou une autre de violence en Europe, notamment des violences physiques, sexuelles, émotionnelles et psychologiques, a-t-on appris auprès de Onu Info.

« En outre, 700 enfants sont assassinés chaque année » en Europe, a signalé le Bureau régional de l’OMS pour l’Europe, dans un communiqué, soulignant néanmoins que « malgré l’ampleur de ce chiffre, il est bien établi que les incidents de violence interpersonnelle sont largement sous-déclarés ».

L’atelier de deux jours organisé par l’OMS/Europe, avec le soutien de la Coopération nordique et du Partenariat mondial pour mettre fin à la violence à l’égard des enfants, à Tallinn, en Estonie, rassemble des experts techniques et des décideurs dans les domaines de la santé, des affaires sociales, de l’éducation et de la justice ainsi que des parlementaires.

Il cherche à examiner les progrès réalisés et devrait permettre aux participants de partager des orientations et des bonnes pratiques liées à la mise en œuvre de l’ensemble technique INSPIRE de l’OMS, qui définit sept stratégies pour mettre fin à la violence contre les enfants.

Coûts émotionnels et financiers

Tout en tenant compte du nombre sous-déclaré d’abus, l’OMS estime que sur les 204 millions d’enfants de moins de 18 ans en Europe, 9,6% subissent des abus sexuels, 22,9% des abus physiques et 29,1% des abus psychologiques.

On estime que 581 milliards de dollars sont dépensés chaque année pour traiter les personnes victimes de la violence.« Mais le coût financier est dérisoire par rapport aux conséquences sur la santé des individus », a souligné l’OMS.

Selon l’agence onusienne, les études démontrent clairement que les enfants victimes de violence sont plus exposés aux risques de maladie mentale, de consommation de drogues, d’alcool et d’obésité, mais aussi de maladies chroniques plus tard dans la vie.

AfrikMag

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