08212019Headline:

Yopougon/ Crise post-électorale: la CVCI ne laisse pas l’affaire. Leur réclamation

Issiaka Diaby, le président du collectif des victimes de Côte d’Ivoire (CVCI)

Le collectif des victimes de Côte d’Ivoire (CVCI) a organisé ce dimanche 14 avril 2018 à la mosquée Doucouré de Yopougon, une cérémonie pour commémorer les victimes de la crise post-électorale, en particulier, celles de Yopougon durant la période du 11 au 16 avril 2011, mais aussi pour saluer les actes de ceux qui ont œuvrer à ce que la Côte d’Ivoire ne bascule pas dans la guerre civile.

Issiaka Diaby, le président du CVCI, a rappelé au cours de cette cérémonie, que peu après l’arrestation de Laurent Gbagbo, en représailles, ses partisans non contents, ont massacré les populations entre le 11 et le 14 avril 2011.
Conséquence, 322 personnes ont été tuées, plusieurs maisons pillées et incendiées, des lieux de prières notamment les mosquées de Yopougon Doucouré et Camp militaire incendiées et 4 fidèles brûlés vifs dont le muezzin de Doukouré.
Issiaka Diaby a expliqué que n’eut été l’appel du président Ouattara à ne pas assassiner Gbgabo et sa famille et le rôle joué par les forces onusiennes, françaises et certains chefs de communauté, la Côte d’Ivoire aurait sombré dans le chaos.
Il a par ailleurs exhorté le gouvernement à répondre aux droits à la justice et à la dignité des victimes en les impliquant davantage dans l’indemnisation, car pour lui, « tant que les victimes ne sont pas impliquées comme acteur de l’ensemble des processus mis en place en Côte d’Ivoire, l’indemnisation n’aura pas lieu ».
Le Président plaide donc pour un dialogue direct avec le chef de l’Etat sur cette question.
«L’ensemble des victimes en Côte d’Ivoire souhaite un dialogue direct avec le Président de la république, parce que depuis la CDVR, la CONARIV, le programme national de cohésion sociale, les 4500 orphelins issus de la crise ne vont pas jusqu’à présent à l’école. Les personnes mutilées issues de la crise ne sont pas resocialisées, les femmes victimes de violences basées sur le genre ne sont pas assistées. L’état de Côte d’Ivoire a pris un engagement envers les victimes, l’Etat doit respecter ses engagements envers les victimes», a-t-il déclaré.

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