11202018Headline:

Abidjan: Avant son décès, voici ce que l’entraineur Saraka Norbert à confié de la FIF « Ils m’envoient message pour me souhaiter bonne guérison seulement …»

Quelque 7 mois avant son décès, nous nous sommes rendu chez l’entraineur Saraka Kangah Norbert à Koumassi Remblais où il résidait avant qu’il déménage à Yopougon Koweït quelques mois plus tard. Nous ne l’avons malheureusement pas trouvé en place parce qu’il s’était rendu au CHU où il avait rendez-vous avec le médecin traitant. Nous l’avons joint au téléphone, à 10h36. Après son décès, le mercredi 7 novembre 2018, nous avons décidé de lever un coin du voile sur nos échanges.

Après avoir tambouriné vainement à la porte de l’entraineur Saraka Kangah Norbert, ce mercredi 11 avril 2018, nous décidons de le joindre sur son téléphone portable. Les premières tentatives sur son premier numéro s’avèrent infructueuses puisqu’il ne décroche pas. Nous prenons alors la résolution d’essayer son second numéro. Bingo ! Suivez-le !

Coach bonjour !

Bonjour !

Adolphe Angoua

Eh, ça va Adolphe ?

Ouais, ouais, tu es à la maison ?

Non, je suis parti à l’hôpital, au CHU.

Je suis chez toi-même.

Ah non, je suis parti au CHU, j’ai rendez-vous avec le médecin-là.

C’est comment ?

Ça va un peu, pas trop, mais j’arrive à marcher, aller à l’hôpital seul.

Tu continues de prendre le truc ?

J’ai fini, mais je n’ai pas encore payé l’autre

Lire aussi cet article : L’entraîneur Saraka Norbert se meurt

Mais, il ne faut pas arrêter…

J’étais un peu hors d’Abidjan-là, dans un camp de prière-là, donc…, c’est avant-hier-là que je suis arrivé. Donc je veux…

Mais coach, même quand on est dans un camp de prière, on peut prendre ça !

Je dis, ce qui était avec moi-là, c’est fini, donc moi, je n’avais pas ça, je suis parti.

Lire aussi cet article : Une seule solution pour sauver l’entraîneur Saraka Norbert, malade du foie

Il ne faut pas que ça finisse chez toi, tu prévois ça, même avant de voyager, si tu veux payer deux boites, trois boites…

Ouais, ouais, je suis arrivé-là, je vais envoyer mon petit là, il va aller payer.

Donc on est toujours au statu quo, où on te dit de faire l’opération ?

Non, non, non. Actuellement, je ne fais pas l’opération, je fais chimio (chimiothérapie : ndlr), j’ai commencé chimio.

D’accord, c’est ce que les médecins ont dit ?

Ouais, ouais. On dit que l’opération est risquée parce qu’où c’est placé-là, c’est sur le vaisseau central qui alimente le foie et puis l’hépatite en sang-là. Donc pour opérer ça-là, il faut couper le tiers, or le tiers-là…

Il faut couper quoi ?

S’il faut opérer-là, il faut couper un tiers…

Un tiers du foie ?

Oui, du foie. Or…Maintenant, est-ce que les deux tiers restants peuvent supporter ? Donc ils ont fait une réunion, ils ont dit qu’il faut faire l’alternative chimio-là. Bon ! chimio, tu sais, ça prend du temps. Or si l’opération peut…, si c’est faisable, quand on fait, c’est deux mois. Or chimio-là, c’est une affaire d’une longue période. Mais comme c’est la seule alternative qui reste-là, donc j’ai commencé la chimio.

D’accord, mais n’oublie pas de prendre ça, parce que ça aussi, ça va te soulager au niveau de la forme physique et autre

D’accord, ouais, ouais. Comme je dis que je suis arrivé avant-hier-là, je vais envoyer mon petit là. Comme il connait là-bas.

Mais est-ce que les gens de la FIF-là, depuis-là, ils ont réagi ?

Personne n’a réagi, ils m’envoient message pour me souhaiter bonne guérison seulement.

Ah, ok, coach, en tout cas, que Dieu te garde

Amen !

On va prier pour toi, sinon je suis passé chez toi (à la maison au Remblais : ndlr), j’appelle sur le moov (le numéro moov : ndlr), mais on ne décroche pas

Humm, non, j’ai oublié ça même à la maison même.

J’ai tapé la porte là jusqu’à, mais personne ne…

Humm, je sais, comme je suis venu-là, il y a ma fille-là qui est allée au travail. Bon ! Et puis la servante, peut-être qu’elle est allée au marché.

D’accord, porte-toi bien !

Ah, merci beaucoup, merci

Le soir ou demain, je vais passer

D’accord, ok !

Mais est-ce que tu arrives à aller au travail et autre ?

Non, non, non, hiiii, non, travail là, je suis devenu tellement faible-là, je suis à la maison. Je ne vais pas au travail.

Est-ce que tu as l’appétit aussi ? Tu manges ?

Ouais, bon, ouais, je mange, je mange, mais pas l’appétit comme il se doit. Mais je force quoi !

D’accord, ok, vraiment, beaucoup de courage coach, porte-toi bien !

Comme affaire de travail là, ce n’est pas privé, c’est fonction publique…On ne m’a pas donné d’emploi du temps pour l’année-là, donc je n’ai pas de travail à faire. Même si je suis guéris aujourd’hui même-là, c’est l’année prochaine que je vais entrainer.

Vraiment coach…

Sinon, FIF-là, mon cher, il faut laisser, ils savent ce qu’ils font.

Comme la douleur-là, on ne peut pas partager, sinon, on allait partager petit, petit jusqu’à…

Vraiment merci beaucoup !

Le tiers-là, si chacun prend un peu, un peu, un peu et puis toi, tu ne vas plus sentir ça-là, on allait le faire.

Ce qui est sûr, la douleur a diminué. J’ai déjà fait deux séances (deux séances de chimiothérapie : ndlr), donc je pense que ça va aller.

En tout cas, je croise les doigts et je te souhaite la meilleure des choses

Merci beaucoup, merci beaucoup mon frère !

Ok, merci !

Adolphe Angoua

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