12112018Headline:

Aristide Bancé, l’international burkinabé à la recherche d’une prostituée sénégalaise /il lance un appel sur les réseaux sociaux

Aristide Bancé à la recherche d’une prostituée sénégalaise « Elle aimait m’écouter chanter » « Je veux lui tendre la main »

Aristide Bancé veut retrouver une prostituée sénégalaise qui lui remettait régulièrement des sommes d’argent

Aristide Bancé est actuellement à la recherche d’une prostituée d’origine sénégalaise. L’international attaquant burkinabé a même lancé un avis de recherche sur les réseaux sociaux.

« Je recherche une prostituée », tel est l’intitulé du message d’Aristide Bancé posté sur les réseaux sociaux. En effet, l’international attaquant burkinabé a rédigé un avis de recherche dans lequel il explique pourquoi il veut coûte que coûte voir cette prostituée d’origine sénégalaise. Une racoleuse qu’il a rencontrée pendant ses moments de galère au Burkina Faso et qu’il aimait bercer nuitamment avec des morceaux ‘’zouglou’’, des chansons du terroir ivoirien. Suivez son histoire avec la belle de nuit sénégalaise.

Aristide Bancé, ancien joueur de la Renaissance football club de Daoukro où il évoluait en 2002 en tant que milieu de terrain, raconte que lorsque la guerre a éclaté en Côte d’Ivoire, la même année, elle a eu des répercussions sur le championnat ivoirien.

Cette situation l’oblige à se lancer à l’aventure avec comme argent de poche, la somme de 20 000 francs cfa, une véritable ‘’fortune’’, à lui offerte par sa mère pour se ‘’défendre’’. Il part pour le Burkina Faso, la terre de ses ancêtres et est accueilli dans une famille dont la grande cour est située au quartier Zangouétin. « Croyant que tous les gens de la cour avaient un esprit de solidarité, je dépensais mon argent avec mon entourage immédiat, leur achetant à manger au même titre que moi. Mais dès que je n’avais plus rien, ils disparurent tous, me laissant dans la faim et dans la galère. Certains, me faisant croire qu’ils allaient en ballade, allaient en réalité se cacher pour manger. Rassasiés, ils revenaient me trouver dans la cour en feignant d’avoir faim comme moi. Pourtant, ils étaient bourrés d’argent », a-t-il soutenu.

Puis de dénoncer l’’’égoïsme’’ de certaines personnes au pays des hommes intègres. « Au Burkina, tu peux être ami à quelqu’un et avoir faim pendant qu’il est assis sur 100.000 francs en te faisant croire qu’il n’a même pas 5 francs sur lui. Si tu as 500 francs sur toi, il serait capable même de les diviser avec toi alors qu’il a cent fois plus dans la poche. C’était ma première fois de découvrir autant d’égoïsme et de mesquinerie puisqu’à Williamsville (quartier de la commune d’Adjamé à Abidjan : ndlr), les amitiés étaient carrément différentes », a-t-il fait remarquer.

Bancé précise qu’il a par la suite fait la connaissance d’une prostituée dans ses balades à l’avenue Kwame Nkrumah. Une connaissance qui l’a souvent tiré de la diète. « Traînant la bosse de ma galère sur l’avenue Kwamé N’krumah en fredonnant des chansons zouglous, j’y fis la connaissance d’une prostituée. D’origine sénégalaise, elle aimait m’écouter chanter. Cette fille-là me remettait régulièrement des sommes d’argent : 1000 frs et quelquefois 500 frs. Nous bavardions en toute amitié. Puis quand les grosses voitures se pointaient, elle partait avec elles, ses clients étant venus la chercher. Je m’en retournais, enthousiaste, puisque les petits billets de banque qu’elle me laissait étaient une fortune qui me donnait droit à un bon “bengua” libérateur », se souvient-il.

Cette prostituée l’a si bien marqué qu’il la recherche pour lui rendre l’ascenseur aujourd’hui où sa situation a changé. « Depuis que je suis devenu international, revenu à Kwamé Nkrumah, j’ai cherché cette prostituée, en vain. Pas l’ombre d’elle jusqu’à présent. La douleur de l’avoir perdue de vue est si insupportable ! », se lamente-t-il, avant d’adresser un dernier message à sa bienfaitrice : « Si jamais tu lis ce message, tu te reconnaitras. Où que tu sois, n’hésite pas à rentrer en contact avec moi. Sache que c’est à moi, Aristide Bancé, que hier, tu donnais les 500 ou 1000 frs pour me sauver de la faim. Aujourd’hui, c’est à mon tour de te tendre la main ». Ainsi soit-il.

Adolphe Angoua

linfodrome

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