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Bras de fer entre le président de la FIFA, Gianni Infantino et le président de la FIF, Augustin Sidy Diallo

Entre le président de la FIFA, Gianni Infantino et le président de la FIF, Augustin Sidy Diallo, qui aura le dernier mot?
Alors que le cabinet d’audit PwC mandaté par la Fédération internationale de football association (FIFA) devrait auditer la Fédération ivoirienne de football (FIF) du lundi 14 mai au vendredi 25 mai 2018, il n’a pas plus donné de signe de vie depuis sa rencontre avec les dirigeants de la FIF, le premier jour de sa mission.

Où sont passés les auditeurs du cabinet PwC ? En tout cas, cette question mérite d’être posée. Car depuis le lundi 14 mai 2018, date de leur première et seule rencontre avec les dirigeants de la Fédération ivoirienne de football (FIF), ils n’ont plus donné de signe de vie alors que leur mission d’audit doit se poursuivre logiquement jusqu’au vendredi 25 mai 2018.

Lire aussi cet article : “Les auditeurs du cabinet PwC chassés de la FIF”, la réaction de la Fédération

Mais dans sa parution du mercredi 23 mai 2018, le confrère Supersport nous apprend que « Le premier auditeur est parti, le second est arrivé ». Linfodrome a joint le vice-président de la FIF, Sory Diabaté, pour en savoir davantage sur l’information livrée par le confrère. Voici sa réponse : « Je ne sais pas, je n’ai pas de nouveaux groupes, je n’ai pas été informé jusque-là. Si c’était le cas, je serais informé ».

Au lendemain de la rencontre du cabinet d’audit avec les responsables de la Fédération, certains confrères avaient insinué que les envoyés de la FIFA ont été chassés de la FIF. Mais l’instance fédérale du football ivoirien avait apporté un démenti à ces informations.

Dans un entretien accordé au confrère RFI, le mercredi 23 mai 2018, le président de la commission juridique de la FIF, Me Athanase Raux-Yao, a encore précisé la position des dirigeants ivoiriens. « Nous ne contestons pas le droit de la FIFA d’auditer ses fédérations, les fédérations membres. Mais le problème qui se pose, c’est que les points à auditer, dans le courrier que nous avons reçu du cabinet d’audit vont au-delà des fonds octroyés par la FIFA. C’est ce que dit l’article 17 du règlement du programme FIFA Forward que la FIFA elle-même vise dans la lettre de mission de l’auditeur », a-t-il confié.

Sur la même lancée, le juriste a souligné que la Fédération n’est pas dans une position de rébellion, mais elle demande au Tribunal arbitral du sport d’interpréter les textes pour elle. « Notre position, ce n’est pas une position de rébellion. Le texte qu’elle-même vise limite son droit d’audit à la période de janvier 2016. Mais là, on se rend compte que dans les points à auditer, l’auditeur veut remonter jusqu’à 2012, auditer les fonds que l’Etat de Côte d’Ivoire nous a octroyés. Nous ne pouvons pas accepter bien entendu puisque ce n’est pas conforme aux textes de la FIFA elle-même. Nous demandons au TAS d’interpréter les textes pour nous ».

Rappel des faits

La Fédération ivoirienne et son président Sidy Diallo toujours très critiqués, notamment par le GX, un groupement de clubs qui reprochent à la FIF sa mauvaise gestion. Ces opposants qui avaient d’ailleurs obtenu de la FIFA la mise en place d’un audit de la Fédération. Mais selon la FIF, l’auditeur n’est resté qu’une seule journée au siège, le 14 mai dernier. Il s’est permis d’opérer sur un rayon d’actions bien plus larges que ce pourquoi il était mandaté. Pour faire simple, la FIF aurait souhaité que les investigations portent uniquement sur les fonds alloués par la Fédération internationale au titre des projets de développement. Elle a donc porté l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport. Affaire à suivre donc.

Adolphe Angoua

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