10182018Headline:

Bras de fer FIF-FIFA : A pris d’autres proportions avec la saisine du Tribunal arbitral du sport (TAS)

Le président de la FIF, Augustin Sidy Diallo, un peu songeur
La Fédération ivoirienne a annoncé, le vendredi 18 mai 2018, avoir saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) dont le siège est à Lausanne (Suisse) pour « dénoncer l’acharnement de la FIFA » à son égard. Une saisine qui pourrait bien lui jouer un sale tour.

Le bras de fer Fédération ivoirienne de football (FIF)-Fédération internationale de football association (FIFA) a pris d’autres proportions avec la saisine du Tribunal arbitral du sport (TAS) par la première institution qui dénonce un acharnement à son égard. « Ces trois dernières années, la FIF a fait le constat qu’elle est l’objet d’un acharnement de la part de l’instance internationale du football, la FIFA. Elle en veut pour preuve, plusieurs audits successifs et rapprochés dont les derniers en date sont ceux des mois d’avril et de mai 2018.

La FIF, membre de la FIFA depuis 1964, a toujours respecté les décisions de la FIFA conformément aux règlements qu’elle édicte.

Aussi, dans son intérêt et celui de la FIFA, la FIF a-t-elle décidé de saisir le tribunal arbitral du sport (TAS), dans le cadre de l’exercice légitime de ses droits, statutairement organisés, afin d’exposer son incompréhension devant les dernières décisions prises par la FIFA au préjudice desdits droits », peut-on lire dans le communiqué signé du directeur exécutif de la FIF, Jean Baptiste Sam Etiassé.

Avec cette saisine du TAS, la Fédération ivoirienne de football (FIF) se met dans une situation compliquée dans la perspective de l’issue du verdict. En effet, soit le TAS lui donne raison, soit elle perd le bras de fer. Dans les deux cas, elle pourrait se mettre à dos la FIFA qui est de surcroit une institution qui régente le football mondial. Avoir la FIFA à ses basques et aussi le GX comme ennemi, on se demande bien comment le président Augustin Sidy Diallo et ses collaborateurs pourront sortir indemnes de ce bras de fer. Une situation similaire à celle de l’oeuf et la pierre. Si l’oeuf tombe sur la pierre, il se casse, si la pierre tombe sur l’oeuf, l’oeuf se casse. Mais au moins, les dirigeants ivoiriens auront eu le mérite d’avoir faire éclater la vérité dans cette affaire qui est partie de l’élimination des Eléphants à la course au Mondial 2018, le samedi 11 novembre 2018.

En effet, depuis cette élimination, des clubs réunis au sein du G42 réclament le départ du président de la FIF et le comité exécutif. La FIFA saisie par les plaignants a reçu les deux parties en conflit.

Chronologie des faits

Le mardi 20 mars 2018, la FIFA apparaissait encore comme un médiateur dans la crise du football ivoirien. Au siège de la Fédération internationale à Zurich, la FIF et ses opposants s’étaient rencontrés. Les représentants de la Fédération ivoirienne et le G42 devenu le GX, un groupement de clubs réclamant la démission du président Augustin Sidy Diallo, avaient alors échoué à trouver un terrain d’entente. Mais les opposants, reprochant au comité exécutif en place sa gestion des affaires, sont parvenus à obtenir de la FIFA l’organisation d’un audit de la Fédération.

Le médiateur de la FIFA devient alors acteur central. Cet audit prévu pour le lundi 14 mai 2018 a été refusé par la FIF. Les dirigeants ivoiriens contestant le champ d’intervention du cabinet privé d’audit (PwC) mandaté par la FIFA. En clair, la Fédération ivoirienne aurait souhaité que les investigations portent uniquement sur les fonds alloués par la Fédération internationale au titre des projets de développement du football local.

La FIF affirme que les derniers versements de ces fonds remontent à 2016. En réponse, la FIFA a redéfini les contours de la mission des auditeurs et en parallèle coupé les versements à destination de la Fédération ivoirienne. L’audit doit se poursuivre jusqu’au vendredi 25 mai 2018 dans une ambiance alourdie par la saisine du Tribunal arbitral du sport (TAS) par la Fédération ivoirienne. Autant dire qu’après l’élimination des Eléphants de la course à la coupe du monde, la FIF n’est pas encore sortie de l’auberge.

Adolphe Angoua

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de linfodrome.com, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.

 

 

linfodrome.com

Comments

comments

What Next?

Recent Articles

Leave a Reply

Submit Comment