09202020Headline:

CAN 2015:Les Éléphants de Côte d’Ivoire vers un échec programmé?

elephant senegal

Pourtant promis à un avenir et même à un règne sans partage sur le continent africain, les éléphants de Côte d’Ivoire de la génération 2000, connaissent une dégringolade qui va crescendo, tant au niveau de l’image qu’en terme de qualité de jeu. De plus en plus confrontés aux conflits, le groupe se prépare à participer à la trentième édition de la coupe d’Afrique des nations alors que tout porte à croire que l’on s’achemine vers un échec patent !!!

Après la génération 92 conduite par le charismatique Gadji Céli et à ses côtés, des joueurs talentueux comme Abdoulaye Traoré, Youssouf Fofana, la Côte d’Ivoire a connu une génération de footballeurs constituée en grande majorité de jeunes prodiges issus de l’académie Mimos-Sifcom sous la houlette du français Jean Marc Guillou.
Comme la Hollande de Joan Cruiff en 1974, la première participation de l’équipe conduite par Didier Drogba à la CAN se soldait par une finale perdue aux tirs aux buts face à l’Egypte en 2006. Tous les analystes s’accordaient alors à prédire un règne des éléphants sur l’Afrique et même à envisager des prestations honorables en coupe du monde. Mais à côté de la qualité technique incontestable des joueurs, un management approximatif de l’équipe contraste avec l’environnement professionnel dans lequel baignent ces derniers au quotidien. Les plus grosses erreurs s’opèrent au niveau du recrutement des sélectionneurs nationaux.
Il convient de savoir que depuis 2000, la Côte d’Ivoire a connu quatorze (14) sélectionneurs dont trois (3) intérimaires. Un turnover inimaginable pour une sélection dont la quasi-totalité des éléments réside à l’étranger. Mais c’est au moment où le groupe commençait à se solidifier que se multiplient les erreurs de casting ; d’abord le scandaleux contrat de Sven-Göran Erikson qui a suivi le départ d’Ulrich Stielike et l’incompréhensive éviction de Vahid Halilhodzic. Et ensuite, l’imposture qui entourait le recrutement de Sabri Lamouchi a fini de convaincre le monde entier sur le déclin des éléphants.
L’équipe se banalise au point de perdre le puissant sponsoring de la multinationale Orange. La suite, on la connait. Du retrait de Dider Drogba et de Didier Zokora (justifié par le manque de respect à leur égard) aux virulents échanges entre l’actuel sélectionneur et la fédération, par média interposé, c’est l’autodestruction d’un fabuleux groupe qui se poursuit de manière inexorable.
A dix jours de la date limite du dépôt de la liste des 23 joueurs à retenir pour la CAN 2015, la fédération ivoirienne de football est encore en bataille pour justifier son faramineux budget de 3,5 milliards de Fcfa. Un budget forcement révoltant dans un pays pauvre très endetté, surtout lorsqu’on sait qu’il ne concerne qu’une seule compétition qui d’ailleurs, a été qualifiée de non-prioritaire par le vice-président de la FIF sur les antennes de RFI. Déjà que les derniers matchs de l’équipe ont étalé les limites techniques et tactiques du groupe, si la conquête du titre africain n’est pas une priorité pour la FIF en 2015, il est tout à fait illusoire pour les ivoiriens d’espérer voir le trophée à Abidjan.

Comment justifier alors un budget de préparation aussi important ? Des raisons évoquées par Sory Diabaté, le vice-président de la FIF, l’on peut comprendre un attachement à des habitudes de préparation qui ne produisent aucun résultat positif et dont on est fier de justifier… Selon la FIF, la conquête du trophée est peut-être pour 2021, année de la tenue de la CAN en Côte d’Ivoire.

Abraham Yapi

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