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Côte d’Ivoire: Babou Eric demande aux dirigeants actuels de l’Africa Sports d’Abidjan de choisir la manière de partir de la tête du club

Dans la deuxième et dernière partie de l’interview qu’il a accordée à Linfodrome, l’ex-attaquant de l’Africa Sports d’Abidjan, Babou Eric, parle de ses projets et accuse les dirigeants actuels d’avoir organisé un braquage pour prendre le club en otage.

Vous avez parlé de projet. Est-ce que vous avez des gens qui vous accompagnent ?

Vous savez, j’ai même des coéquipiers qui m’ont posé cette question. Ils ont cherché à savoir qui me poussait. C’est vraiment dommage. Moi, je suis en mesure de réfléchir par moi-même. Je suis en mesure de proposer quelque chose, bien écrit, bien budgétisé, sur chaque année, sur 4 ans. Chaque année, bilan. Je dirai ce que je veux faire en un an dans mon projet et en un an on fait le bilan, en deux ans où on en est, en trois ans et en 4 ans puisque c’est un mandat de 4 ans. Le projet est proposé pour 4 ans, mais chaque année, on fera le point. Ce n’est pas compliqué, je vous assure que ce n’est même pas un problème d’argent parce que les Membres associés sont formidables. Dans cette situation que nous vivons actuellement à l’Africa, mais regardez comment les Membres associés sont présents. Souvent, je les regarde et je me dis mais où ils tirent ce courage-là ? Ce n’est pas compliqué, il faut avoir la foi. Je vois certains qui doutent. Mais ils doutent par rapport à quoi ? Mais de toute façon, il n’y a rien. Donc tout ce qu’on peut faire ne sera que meilleur. Dites-moi, quand vous arrivez à l’Asec, Roger a bâti hein ! Pour pouvoir faire plus que Roger, c’est chaud. Mais à l’Africa, même si aujourd’hui je viens et que j’offre une voiture, j’ai fait plus, parce qu’il n’y a rien. Donc soyons lucides et relaxes, on va bosser, en tout cas, pour ceux qui veulent bosser hein ! On va bosser et je parle de compétence. Je ne parle pas parce que tu es simplement Membre associé. Non ! Je parle de compétence, parce que moi, mon projet, il a été conçu à l’étranger. Il a été conçu à 80% avec des partenaires étrangers. C’est pour ça que je réponds à votre question « y a qui derrière moi ? », c’est moi, mais il y a des gens compétents derrière. Il y a des gens qui ont l’expertise. Et les Membres associés doivent s’attendre à travailler avec des étrangers. Eux, ils ont l’expertise et comme je l’ai dit, il faut faire un transfert d’expertise. En deux ans, c’est quelque chose qu’on peut faire. Et après, on prendra notre destin en main. Ce sont des choses qui sont simples, mais quand les gens n’ont pas envie de faire, de bosser, ils trouvent des arguments, ils trouvent des excuses, mais c’est fini.

Les textes ne sont-ils pas un frein à vos ambitions ?

Vous lisez ces textes-là, vous allez comprendre que c’est un braquage organisé. Ils ont verrouillé pour s’asseoir-là. Pour faire quoi ? Et donc nous, parce que vous avez verrouillé ces textes-là, donc on va s’asseoir et puis laisser le club mourir tranquillement. Mais non ! Moi, je fais une proposition. Certes il y a les textes, mais si on parlait projet. Et si on parlait avenir du club. Et si on s’asseyait et chacun disait ce qu’il veut faire. Comment il veut faire et qu’on laissait les Membres associés décider ? Pas seulement les 25 ou bien 30 à qui on a donné des cartes-là. Non ! je ne parle pas d’eux seulement, je parle de tous les Membres associés. Et même on a de l’opportunité d’avoir de l’argent. Parce que si on dit aujourd’hui qu’il y a élection et que tous les Membres associés doivent payer une carte d’électeur à 1 000 francs, l’Africa devient riche. Et on ira aux élections. Et les Membres associés vont décider : projet, bilan. Est-ce que ce n’est pas démocratique ça ? Ce n’est pas plus simple ? Celui qui va sortir de là, aura l’onction de tous les Membres associés. Le problème de la division est réglé en même temps. Est-ce que ce n’est pas plus simple ? Faisons simple. L’Africa est divisé, il y a beaucoup de palabres. Nous sommes au carrefour. On a la possibilité de réunir toute la famille et de faire la paix. Comment ce bureau-là va sortir ? Par le haut ou bien par le bas par la fenêtre ? Ils vont choisir comment partir ou comment ils vont rester dans l’histoire de l’Africa. Aujourd’hui, ils vont choisir. Ou ils divisent complètement la famille aujourd’hui. Je sais qu’il y a des personnes comme Bahi Antoine, le colonel Mory qui aiment le club, ils ont montré leur amour du club. Ils ne vont pas permettre ça, je ne pense pas. S’ils s’asseyent dans un coin pour prendre le club en otage, ils vont diviser la famille. Je ne sais pas s’ils s’en rendent compte.

Comment voudriez-vous qu’ils partent de la tête de l’Africa Sports ?

Il faut qu’ils sortent pas la grande porte. On doit pouvoir honorer ce bureau-là, ces membres du bureau-là, ils ont fait ce qu’ils peuvent, ils ne peuvent plus, ils sont fatigués. Qu’ils remettent les clés. Et dans le projet que j’ai, il y a même un car qui doit porter le nom du président (Alexis Vagba : ndlr) de ce bureau-là parce qu’ils doivent être honorés. Tous les présidents de l’Africa doivent être honorés. Et c’est ce qu’on veut, on veut qu’ils sortent par la grande porte. On veut les fêter, les célébrer. Et puis tous ensemble, on part pour un Africa nouveau. C’est mon rêve et ce rêve-là, il est palpable aujourd’hui, il est réalisable. Il faut que les Membres associés s’en rendent compte un peu. Il faut que ceux qui tirent toujours en arrière arrêtent un peu et qu’on avance. C’est mon dernier mot, je vais m’arrêter-là parce que je parle avec trop de passion.

Esther Lignon

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